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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 13:45

Vous avez peut être consulté notre site dernièrement et vous y avez trouvé un sacré fouillis...

C'est notre hébergeur over-blog qui a décidé de mettre à jour son site et nous a imposé une évolution qui s'est avérée catastrophique!

Plus aucun lien actif, des pages renommées anarchiquement, des articles inaccessibles...

Enfin bon, nous avons du effectuer un gros travail pour le remettre en forme...

Toutefois, il est encore possible que des bugs subsistent. Nous allons essayer de régler aussi le souci du menu de droite où toutes les pages apparaissent alors qu'on n'y voudrait qu'une sélection (cela parait simple mais c'est un beau casse tête!)

Désolé

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 22:51

Je ne connais rien à cette affaire mais Le Télégramme veut me faire prendre partie!

article telegramme 2mars2013

 

Voici un petit billet d’humeur à l’encontre de la rédaction du Télégramme…

Ce matin, comme chaque  matin, devant mon bol de café, je lisais le journal du jour.

Et comme chaque fois que le Télégramme se risque à parler de loi littoral, je bous…

Encore une fois, un article sur un litige où la loi littoral a été appliquée, présenté sous un angle partisan, sans trop se mouiller mais en insistant bien sur des détails sans intérêt. Tout cela en omettant volontairement le fond de l’affaire.

Quelle est la réaction du lecteur lambda devant son café du matin ?

« Oh, les pauvres gens… elle est dure la voisine tout de même ! »

« Il y a vraiment des choses qui ne vont pas avec cette fameuse loi littoral… Ils nous ont déjà fait sauter le permis du centre d’entraînement du stade brestois à cause d’un escargot de Quimper…ah vraiment c’est injuste… »

 

Avec mon œil un peu plus avisé sur ces questions d’urbanisme, je réagis différemment.

Tout d’abord, comme tout le monde, je réagis ainsi : « oh les pauvres gens, c’est dur tout de même » tout comme pour l’affaire du stade brestois je me suis dit en lisant la première page du Télégramme : « tout ça pour des escargots ! »…

Et puis, comme j’ai un peu d’expérience sur le sujet, je poursuis ma démarche : « allons voir les pièces du dossier ». Effectivement, toutes les affaires présentées au tribunal administratif ne sont pas défendables.

Mais où sont ces informations qui nous permettraient de juger ?

L’adresse du litige (on nous cite bien les noms des protagonistes !) ? Rien, aucun moyen de se repérer.

Une photo satellite du site (accessible en un clic grâce à google earth) ? Aucune, pourtant, ce serait plus parlant que la carte de Bretagne qui nous indique où se trouve Penvénan…

Un plan cadastral ? (accessible en 2 clics sur cadastre.gouv.fr) Non, rien…

Un extrait du document graphique du Plan local d’urbanisme de la commune où l’on pourrait s’informer sur les zonages des terrains litigieux? Non, bien sur…

Dans ses articles, le Télégramme fait mine de donner la parole aux plaignants pour mieux mettre en avant les arguments les desservant :

 

Que retient-on dans l’article ci-joint ? C’est une voisine, elle habite derrière, elle a utilisé l’article L146.4.1 du code de l’urbanisme… Il serait utile au lecteur de préciser que cet article de loi, autrement nommé dispositif anti mitage, ne s’applique que pour des hameaux (pas de commerce ni de service public ni de lieux de vie autres que quelques maisons d’habitation)

Dans l’affaire du centre d’entraînement du stade brestois, que retenir des articles du Télégramme : on va empêcher le stade de créer des emplois, il va être relégué en seconde division s’il n’a pas ce centre…et tout cela pour un escargot de Quimper ! Ce n’est qu’au bout de 10 articles et au détour d’un paragraphe que j’ai appris que le terrain, situé à Plougastel, était une zone humide. N’était-ce pas la première des choses à dire pour informer le lecteur ? Ne doit-on pas protéger les zones humides dans notre pays ?

 

Encore une fois, il faut juger sur pièces et le Télégramme se garde bien de nous en donner.

 

Rappelons nous de notre affaire contre le PLU de Landunvez. Nous étions si heureux de notre belle victoire au tribunal administratif que nous avions contacté le Télégramme et leur avions rédigé un résumé afin de juger de l’affaire. Nous leur avions donné toutes les pièces du dossier (accessible sur notre site internet.)

Et qu’ont-ils publié... ? Ils ont donné la parole au maire qui a pu s’exprimer librement et ils ont décrit  notre asso, vieille de 20 ans, comme une bande de voisins qui avaient des intérêts particuliers dans le secteur de Trémazan.

Ces pauvres maires qui sont persécutés par les toutes puissantes associations !

M.Cap à Plougastel qui n’a de cesse de critiquer la loi littoral dans son fameux livre blanc des maires… M.le maire de Landunvez qui ignore la loi et se permet de la contourner voire de la nier depuis qu’il a été élu.

A quand le grand dossier pédagogique en double page qui permettrait au lecteur de s'instruire et d'enfin comprendre cette loi littoral? Le Télégramme sait si bien le faire sur certains sujets de société. Un dossier qui expliquerait ce qu'est vraiment le dispositif anti mitage (L146.4.1) un peu comme nous le faisons sur notre site internet (en toute objectivité et en faisant intervenir les acteurs (avocats, juristes et universitaires...)

 

 Non, vraiment, la rédaction du Télégramme, les ficelles sont actuellement un peu grosses… Ce n’est pas beau d’abuser de l’esprit critique réduit à son strict minimum du lecteur mal réveillé qui baille devant son bol de café, le matin… 

L.Le Berre

 

 

Précisions :

Pour attaquer un permis de construire, il faut soit être une association qui démontre son intérêt à agir dans ses statuts, soit être une personne qui a intérêt à agir…donc, un voisin.

Pourquoi tant de détails sur la plaignante ? Si ce n’est pour la montrer du doigt et créer de l’hostilité dans l’esprit du lecteur. 

 

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 14:22

Notre jardinier amateur de bambous persiste et signe!!

 

Une erreur de jugement, une bêtise... tout ceci peut se comprendre.

Mais quand la bêtise devient une réelle envie de nuire à la nature, comment le qualifier?

Non content d'avoir planté des bambous à la pointe de Landunvez, site où la nature a encore toute sa place (végétation de landes, de bruyères, de pelouse maritime etc...), notre champion a récidivé!

Suite au premier acte, des personnes se sont chargées de réaliser un arrachage des plants de bambous. Du coup, M.X a décidé de ruser... Il est revenu (de nuit surement) avec un engin motorisé arracher de la végétation des dunes. Il a planté de nouveaux bambous et a recouvert ces derniers avec la végétation arrachée. Comme celà, personne ne pouvait voir les plants qui prenaient racines en dessous.

Il nous a fallu soulever une des mottes pour découvrir ceci:

bambous arraches (3) [min]

De quoi envahir toute la pointe de Landunvez!

Suite à cet évennement, nous avons décidé de vérifier si M.X récidivait une troisième fois... et oui!!!!

Une nouvelle fois, ce matin, le 17 novembre, en soulevant une motte suspecte, j'ai découvert de grosses pierres et sous ces pierres, de nouveau des plants de bambous.

Stop! ça suffit, la CCPI est alertée depuis le premier acte de ce feuilleton délirant et va mener une action administrative mais les bambous ont 100 fois le temps de prendre racines  et d'envahir le site avant que l'administration tranche!

M.X, faites preuve d'un peu d'intélligence et arrêtez les frais s'il vous plait...

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 12:28

L'assemblée générale annuelle de l'association aura lieu le Samedi 3 novembre à 17h30 à la salle municipale de Pen ar Vur (Porspoder)


Ce sera l'occasion de parler des dossiers qui nous ont occupés cette année:

l'urbanisme: les dossiers en cours. (PLU de Landunvez, réseaux aériens, etc...)

L'eau: encore des bandes enherbées non respectées (nous avons agi)

Autres: Des bambous plantés sur la route touristique...

Evolution du site internet et de la page Facebook

Les finances!

L'entrée est libre, venez nombreux et adhérez! vos cotisations (10€) nous permettent de monter nos différentes actions et sans elles, nous serions démunis.

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 11:52

Mais qui s'amuse à planter des bambous pointe de Landunvez?

En passant sur la route touristique dimanche dernier (le 14 octobre), comme plusieurs milliers d'autres automobilistes.... quelle ne fût pas ma surprise de constater le travail très étrange d'un jardinier amateur!

bambous_pointe_Landunvez--2-.JPG

Une nouvelle végétation endémique sur ce site naturel protégé?

bambous pointe Landunvez (5)

Des bambous!!!!

bambous_pointe_Landunvez--7-.JPG

De grosses pierres ont été déplacées pour tenir la motte.

bambous_pointe_Landunvez.JPG

J'ai été alerté par les tiges qui dépassaient de la route, je suis donc décendu de ma voiture et j'ai constaté que plusieurs grosses mottes de bambous avaient été plantées au beau milieu de la lande.

Cette plante, au même tite que l'herbe de la pampa, peut être joilie dans un jardin mais est surtout très invasive!

Nous sommes donc allés à la mairie de Landunvez pour alerter.

Nous avons donc contacté la CCPI afin que les services environnementaux viennent effectuer l'arrachage.

Plus étonnant encore, nous avons constaté qe ces bambous n'étaient pas le premier essai de notre jardinier nocturne... des rosiers et du buis sont aussi présents sur le site. Comment sont-ils arrivés là?

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:46

Nous pensions que la loi sur la bande enherbée était enfin actée... force est de constater que certains ne l'ont pas encore comprise ou n'en n'ont rien à faire!

 

Il suffit parfois d'ouvrir les yeux pour constater des comportements pour le moins condamnables.

Ainsi, en passant sur la route reliant Penfoul au bourg de Landunvez, quelle ne fut pas ma surprise de constater un gros changement dans le paysage. Une zone arborée avait disparu du jour au lendemain pour laisser la place à 2 champs où la terre est actuellement à nu.

localisationchamp labouré bourg Landunvez (2)

Localisation Etat actuel du site

 

Plusieurs faits graves sont ici constatés:

1. Ce champs est en zone N (Naturelle), il est interdit de défricher sans accord des autorités.

 

2. Un affluent du Foul passe en bas de ce champ nouvellement créé. Il faut respecter au moins la bande enherbée afin de filtrer le lessivage de la terre...

 champ labouré bourg Landunvez (5)

  aucune bande enherbée constatée...  

 

belle_zone_enherbee--2-.JPG

Voici le champ d'un agriculteur qui respecte la loi.

 

3. Les sillons doivent impérativement être perpendiculaires à la pente afin de limiter les écoulements d'eau souillée.

 

Voici le site en 2011:

  champ labouré bourg Landunvez en 2011a         

champ labouré bourg Landunvez en 2011b

Une belle zone naturelle, où la végétation (arbres, herbes etc...) filtre les écoulements venant des champs aux alentours. Le ruisseau qui, moins d'1km plus loin se jette sur la plage de Penfoul, est ainsi bien protégé.

 

champ labouré bourg Landunvez (4) 

champ labouré bourg Landunvez (7)

Comment s'étonner encore que la belle plage de Penfoul se transforme en lagune boueuse après de fortes pluie!!!

Nous sommes allés à la mairie pour faire constater et nous allons joindre la police de l'eau.

Notons que le champ n°2 est utilisé pour la culture du maïs. Cette plante nécessite beaucoup d'apports phytosanitaires (plante non endémique...). Comme aucun contrôle sur les produits chimiques n'est fait au niveau des plages, je m'interroge donc sur le devenir des produits déversés sur ce champ où la bande enherbée n'est pas présente.

Ce genre de pratiques discrédite les efforts du monde agricole constatés par l'asso depuis ses premières opérations de contrôle sur le terrain (depuis 2005).

 

 

 

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 18:45

Dorénavant, inutile de faire des déclarations de travaux ou autres dépôts de permis sur la commune, cela devient inutile.

La preuve, ce lundi 2 sur les dunes de Trémazan, pourtant classée en Zone NS (Naturelle et à protéger L 146-6 du Code de l'urbanisme).

IMG-20120702-00326-copie-1.jpg

IMG-20120702-00324.jpg

 

 

 

Evidement, il y a toujours une explication, sauf que là encore aucune autorisation....

 

Autant tout bétonner et faire une route d'accès directement à la plage, non?

On dira que c'est pour les fauteuils roulants...

Mais pourquoi ne pas reprendre le problème original?

A savoir la Non reconstruction de la digue de Beg ar Galeti, détruite par la tempête de 2008 (non-assurée à l'époque ...).

Ca vaut bien une mairie ou un local sportif?

Enfin, si l'on considère le confort et la sécurité des usagers du port dans un cadre légal tout en préservant d'une éventuelle érosion naturelle...

Etat de Droit ou....?????

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 15:29

Malgré nos différends avec la presse dite "locale" lors de diverses retranscriptions légères et approximatives, la presse nationale, qui effectue un vrai travail de journaliste, publie des faits sur des bases concrètes, vérifiées et surtout vérifiables.

 

La preuve avec ce petit clin d'oeil dans le Canard Enchainé de ce mardi 22 Mai 2012 avec une affaire amenée par nos adhérents et portée aujourd'hui en justice (comme de nombreuses précédentes affaires toujours d'actualité).

Ne reste plus qu'à la République de faire appliquer ce que ce doit un Etat de Droit(s)...

 

Il arrive que des coquilles se glissent lors de la localisation de certains endroits exotiques....

Mais vous saurez faire le rectificatif vous-même !

 

Merci à Yves M. de nous avoir transmis l'info !

 

Canard Mur Landunvez-copie-1

 

Il serait d'abord plus judicieux d'appliquer la Loi Littoral et de suivre les différents avis émis par les services de l'Etat (DDTM et pourquoi pas les associations?), avant de se plaindre de l'engorgement des Tribunaux...

Cependant, il faut garder à l'esprit que les autorisations sont du fait des intervenants locaux "oubliant" parfois d'appliquer la Loi, tout simplement.

Rendons à César ce qui appartient à César!

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 15:57

 

 

Rendez-vous du Lundi 27 mars entre M.Marzin l'APPCL (représentée par son secrétaire) :

Préambule :

Notre association a pour objet de protéger et de promouvoir la bande côtière située entre les abers Ildut et Benoît. Cet objet peut nous amener à ester en justice lorsque nous estimons qu’un maire outrepasse ses droits et va contre l’intérêt collectif de préserver le caractère sauvage et authentique de notre si beau pays. Toutefois, cet aspect des choses pourrait nous faire passer pour une association stricte et contre tout projet de développement touristique ou urbanistique. Ce n’est pas du tout le cas, nous désirons œuvrer en concertation avec les élus qui le désirent pour rendre notre frange côtière toujours plus belle et plus appréciée des nombreux touristes qui viennent la découvrir.

M.Marzin, maire de Porspoder, a communiqué en ce début d’année 2012 sur l’enfouissement des réseaux EDF et téléphonique. C’est d’ailleurs à la lecture d’un article du Télégramme qu’une idée nous est venue:

conseilmunicipal.JPG

 

Et si on couplait ces deux projets pour rendre au magnifique site de Mazou un peu de son caractère d’antan.

RoutedeQuilvitMazougreve.jpg

En effet, l’enfouissement des réseaux est une bonne idée, tant au niveau fiabilité (moins de coupures dues aux tempêtes…) qu’au niveau esthétique. (par exemple, une véritable toile d’araignée barre actuellement le panorama à Mazou …)

 

Pourquoi ne pas étudier la faisabilité d’un enfouissement des réseaux à Mazou, futur port d’intérêt patrimonial ?

Voici l’objet de notre rendez vous que nous voulions constructif et en aucun cas conflictuel.

 

Présentation du travail de l’asso :

Nous avons réalisé une présentation html (sous forme de site internet) afin de présenter le réseau EDF et télécom du quartier de Mazou :

Voir la présentation en cliquant ici .

Cette réalisation nous a demandé un gros travail mais elle a le grand intérêt de planter le décor et de montrer le gros point noir que représente la véritable « toile d’araignée » qui défigure Mazou.

 

Réponses du maire :

M.Marzin a commencé par un exposé des travaux déjà réalisés et des futurs chantiers d’enfouissement dont il parle dans la presse.

La partie déjà enfouie se situe entre le bourg de Porspoder et le cimetière. La mairie s’est rapprochée du SDEF, (syndicat d’énergie et d’équipement du Finistère) pour réaliser cet investissement.

« Le SDEF assure le suivi des opérations de développement et d'amélioration des réseaux que réalisent les collectivités.

En pratique, les travaux réalisés concernent

  • Les extensions de réseaux basses et moyennes tensions
  • Les renforcements 
  • La sécurisation des réseaux
  • Les enfouissements à des fins de protection de l'environnement ou de sécurisation
  • L'éclairage public

Cette mission comprend le suivi technique, comptable et financier des marchés de travaux. » (extrait du site internet)

Cet organisme a financé à 50% le coût de la première tranche des travaux et en fera de même pour la seconde.

Dans un premier temps, la ligne triphasée de Melon avait été retenue comme prioritaire du fait des nombreux accidents liés aux tempêtes (câbles qui se touchent, câbles endommagés…) mais ERDF (qui gère le réseau haute tension) est entré en scène.

ERDF va, pour fiabiliser le réseau, repenser la ligne à haute tension qui se termine à Kerivoret. La ligne à haute tension sera donc enfouie et la mairie se propose de profiter de ces travaux pour enfouir dans  les mêmes tranchées le réseau basse tension communal ainsi que le réseau téléphonique. Ainsi, pour la même enveloppe budgétaire, une plus grande partie du réseau sera enfouie.

M.le Maire garde en tête la zone de Melon mais il est peu probable que le SDEF continue de financer les futurs travaux dans les mêmes proportions… (Le coût de 1m de ligne enterrée est d'environ 200€ et le budjet communal n'est pas extensible.)

M.Marzin a visionné la présentation html de l’APPCL sur le quartier de Mazou et a convenu que la situation actuelle n’était pas convenable, surtout si Mazou devient un port d’intérêt patrimonial et si la commune de Porspoder devient à horizon très proche une destination touristique prisée…

Propositions de l’APPCL :

Nous désirons nous rendre utiles pour faire avancer ce sujet. C’est pourquoi nous nous rendons disponibles pour participer à des commissions, pour rédiger des courriers afin d’appuyer le projet et pour toute autre idée et démarche qui pourrait nous être proposées.

 

Si le concours d’associations locales peut avoir un petit poids, nous souhaitons nous en servir. 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 12:08

L’année 2012 fêtera les 25ans de la Loi Littoral

 

2011-12-09 11.14.38

Pour marquer ce passage, l’UBO a organisé un colloque à Brest le 9 Décembre dernier.

 

Etaient présents de nombreux intervenants du secteur juridique et administratif, de nombreuses associations, des élus, des représentants de la Préfecture du Finistère, du Conseil Regional ou encore l’agence d’urbanisme ADEUpa. Les différents intervenants ont débattu de la loi littoral et de son application dans des secteurs aussi divers que l’urbanisation, les espaces naturels, l’agriculture, la conchyliculture et le développement durable. Si aucun intervenant n’a remis, frontalement, en cause la Loi Littoral, certains ont défendu l’idée de l’adapter en s’appuyant sur quelques cas très particuliers. D’autres ont défendu la loi en mettant en garde contre toute modification qui pourrait permettre de grignoter voire de dénaturer les objectifs de la loi.


La Loi Littoral fut votée, à l’unanimité, le 3 Janvier 1986 afin de préserver et gérer les espaces littoraux, ceci en élaborant des documents d’urbanisme sur des projets à long terme afin de préserver la frange littorale et  les actifs liés à la mer et à l’agriculture. Les principales préoccupations étaient d’assurer la sécurité juridique des documents d’urbanisme, leurs coûts mais aussi d’anticiper l’évolution des zones concernées, stratégiques en tout point et d’offrir la possibilité à tout citoyen, à toute association d’exercer des recours auprès du Tribunal Administratif en s’appuyant sur la loi


A cela, la pression du foncier s’est renforcée et, est devenu dorénavant, un autre point sensible requérant beaucoup de vigilance.


D’après le représentant de la Préfecture, pour le Finistère seulement, près de 450 permis de construire/An sont délivrés sur le Littoral ! Avec 118 communes littorales rien que dans ce département (283 en Bretagne et 885 en France), nous sommes à la pointe de ce dossier. Le Pays de Brest recense quant à lui, 50 communes littorales sur 370km de côte.

 

Malheureusement, le bilan n’est pas à la hauteur des espérances.


Dès 2003, le sénat, lors d’une session extraordinaire (N°421), soulignait déjà la faible application de la Loi Littoral.
A ce jour, force est de constater que malgré l’ensemble des outils d’aide à la décision fournis par les services de l’état (DDTM), le Tribunal Administratif de Rennes (représenté par son Président, Mr SALUDEN) ne peut que constater l’ampleur du contentieux dont un grand nombre concernent des demandes d’extension à l’urbanisation.


Or, les associations de maires (dont l’AMF et l'ANEL) se servent de l’existence de ces contentieux pour remettre en cause, un peu diront-ils, la Loi Littoral. Hors, les contentieux est majoritairement alimenté par les élus eux-mêmes qui ne respectent pas la Loi Littoral….Cherchez l’erreur !

 

A ce jour, les articles L-146-4-II et L-146-4-I sont les premiers visés par l’AMF dans son livre Blanc (ayant pour but de réformer la Loi Littoral).


Il ressort d’après le Tribunal Administratif de Rennes, que sur environ 800 Dossiers/An traités au TA, 200 sont liés à la Loi Littoral et sont principalement le fait d’associations ou de quelques particuliers.
Certes parfois, l’application peut-être délicate mais à l’inverse, combien de projets litigieux ou même jugés illégaux ont été validés par les élus ?


Pour le moment, le Schéma de Cohérence Territorial (validé par la loi SRU de 2002) est enfin en place dans le Pays de Brest. Ce document a pour but justement, de lever les quelques imprécisions de la Loi Littoral propre à chaque zone géographique. Comme pour la Loi Montagne.


Par exemple, la fameuse appellation concernant les Villages, Hameaux et Agglomérations. « Un problème sémantique » pour Mme Guihéneuf, directrice de l'ADEUpa. Mais assurément un problème concret et potentiellement destructeur pour le littoral.


Un problème que l’APPCL avait soulevé dès 2005, lors de l’élaboration du PLU de Landunvez avec le succès que l’on connaît. Même si la décision du TA n’est toujours pas appliquée par le Maire de cette commune.


Ces brèches, si la vigilance se relâche, peuvent laisser la porte ouverte à  une urbanisation non-respectueuse des lois mais aussi à des projets dommageables à terme, non seulement pour la commune mais, de façon plus générale, pour la collectivité.

L’agriculture « souffre » en premier lieu de cette pression. Beaucoup de terres arables en zone littorale disparaissent à la faveur de constructions. Constructions n’ayant pas souvent une utilité sociale ou n’étant pas destinés à une population variée et surtout présente à l’année. Car, la consommation d’espaces (En France, l'équivalent de 1 département disparaît sous le béton tous les 7 ans-Source INSEE) entraîne des contraintes techniques et sociales comme l’éloignement des services et commerces. Avec un besoin en infrastructures ne correspondant pas aux besoins d’une population locale. Dilapider les espaces disponibles aujourd’hui en les rendant inutilisables définitivement pour une utilisation minimale (usage d’une résidence secondaire 8sem/An dans le Pays de Brest), sans retour économique (l’hébergement Non-marchand à faible apport économique, augmente fortement à l’inverse de l’hébergement marchand synonyme lui, de réelles activités économiques), en augmentant l’investissement (des contribuables) et la dette publique  et en sacrifiant des ressources locales (agricoles, eau potable, eaux de baignade, espaces naturels…).


Au final, malgré les nombreux thèmes abordés lors de ce colloque, peu de place a été laissée aux questions ouvertes, surtout celles concernant l’urbanisation et l’agriculture en zone littorale… Et, non pas par manque de questions du public et des associations demandeuses, mais, peut-être, de par la sensibilité du dossier. En tout cas, peu d’élus sont montés au créneau pour affirmer leurs positions…


Souhaitons simplement, que la mobilisation de beaucoup d’acteurs (dont la Région Bretagne et le Pays de Brest par le biais du SCOT, qui souhaitent garder le cap d’un projet global pour la Bretagne, respectueux des textes et lois déjà votés), se poursuive.


La Loi Littoral a encore de quoi faire couler beaucoup d’encre si les contentieux persistent « grâce » ou « à causes » des associations et des décisions municipales.


Tout dépend de la prise de conscience de chacun et du respect de tous.


Espérons que nos enfants et petits-enfants nous en remercieront au lieu de nous blâmer.


Rendez-vous pour les 50ans de la Loi Littoral !

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