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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 10:18

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) a renforcé le rôle des collectivités territoriales dans la lutte contre le changement climatique, les communautés de communes doivent se doter d'un PCAET. Le PCAET est le plan climat-air-énergie-territorial.

L'Avis délibéré n°2020AB77 du 18 novembre 2020 de l'autorité environnementale est cinglant, il envoie une grosse fessée à la CCPI qui est passée maîtresse dans l'art de se fixer des objectifs ambitieux sans jamais expliquer comment elle va faire pour y arriver.

http://www.mrae.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/8279_pcaet_paysdiroise_29_2020ab77_publie-2.pdf

 

Il va donc falloir agir et placer des actions concrètes derrières les incantations vides.

 

L'idée de détourner les eaux usées traitées de saint Dénec vers Lanildut est l'exemple parfait d'action inutile, coûteuse, et même contre productive puisqu'elle consiste à lacérer 4 km de linéaire, en traversant plusieurs zones humides dans le seul but de rejeter ces eaux, encore polluées, au cœur de Lanildut, dans le milieu fragile de l'aber Ildut.

La Station de traitement de Saint-Dénec perdue au milieu d'une mer de maïs... (photo APPCL)

 

Quel gain environnemental ? Aucun.

Quels changements ? Au lieu de polluer le ruisseau de Melon et plus loin sa plage (ce qui reste à prouver), la CCPI a choisi de polluer le ruisseau de Traon Meur.

Au lieu d'effectuer une aspersion préalable sur une zone, certes insuffisante, de 1,4 ha, les eaux seraient rejetées directement sur l'estran de l'aber à Saint Gildas.

 

A qui profite le crime ?...

L'idée qui motive la CCPI est de permettre, par ce tour de passe passe de relancer les programmes d'urbanisation des communes qui sont bien ralentis par l'incapacité de traiter les eaux usées correctement.

 

Dans un contexte de réchauffement climatique généralisé (cf dossier du télégramme du 6 février 2021), la région ne peut plus se permettre de se débarrasser de cette ressource en eau, comme s'il s'agissait d'un vulgaire déchet.

 

Se débarrasser ainsi d'une eau si précieuse constitue un non sens écologique et économique.

 

Le règlement (UE) 2020/741 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 25 mai 2020 relatif aux exigences minimales applicables à la réutilisation de l’eau est très clair

CELEX_32020R0741_FR_TXT.pdf (developpement-durable.gouv.fr)

En voici un extrait de l'article 1 :

[…] Le présent règlement vise à garantir que l’eau de récupération est sûre pour l’irrigation agricole, permettant ainsi d’assurer un niveau élevé de protection de l’environnement et de la santé humaine et animale, à promouvoir l’économie circulaire, à soutenir l’adaptation au changement climatique et à contribuer aux objectifs de la directive 2000/60/CE en réagissant de façon coordonnée dans l’ensemble de l’Union aux problèmes de rareté de l’eau et à la pression qui en résulte sur les ressources en eau, et ainsi contribuer également au bon fonctionnement du marché intérieur... » 

Pourtant, il existe de nombreuses parades qui pourraient être étudiées. Des idées qui auraient le mérite de cocher plusieurs cases dans le PCAET.

 

Un exemple parmi d'autres : La filière saules pour la production de pellets.

Le Saule est une plante qui adore les terrains humides voire inondés. Il est déjà utilisé en France pour dépolluer des sols ou des eaux souillées (industrie, stations d'épuration…)

A Saint Dénec, les eaux usées traitées sont, pour l'instant gérées comme un déchet.

Cette ressource en eau est gratuite et quasi illimitée.

Les saules permettent de dépolluer les eaux et le sol.

En poussant, la plante piège du carbone atmosphérique et rejette de l'oxygène ( photosynthèse)

L'évapotranspiration de la plante permet de rejeter dans l'atmosphère sous forme de vapeur d'eau une très grande partie de l'eau puisée dans le sol trop humide. Cette évapotranspiration permet en outre de faire baisser la température ambiante.

Le saule, une fois taillé, séché et broyé, permet de produire des pellets pour le chauffage.

D'une pierre, plusieurs coups, l'eau n'est plus considérée comme un déchet et permet de produire des pellets qui sont fortement valorisables puisque vendus aux particuliers pour le chauffage domestique.

Un peu de lecture pour finir convaincre de la faisabilité d'une Réut basée sur la filière saule (réutilisation des eaux usées traitées )

 

https://2rlq.teluq.ca/teluqDownload.php?file=2020/09/L%e2%80%99USAGE-DU-SAULE-POUR-LA-PHYTOFILTRATION-DES-EAUX-US%c3%89ES_Sep-2020.pdf

 

http://www.fao.org/3/a0026f/a0026f11.htm

 

https://www.oieau.org/eaudoc/system/files/documents/45/225134/225134_doc.pdf

 

https://www.agrireseau.net/energie/documents/Evaluation_granules.pdf

 

https://publications.polymtl.ca/2903/7/2017_XavierLachapelleTrouillard.pdf

 

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 12:52

Appcl vous souhaite sincèrement le meilleur pour cette nouvelle année qui va s'avérer cruciale dans plusieurs domaines.

 

Citons pèle-mêle quelques sujets qui vont nous occuper :


• Section urbanisme : généralement, les dossiers d'urbanismes se dévoilent tout au long de l'année. 2021 ne dérogera pas à la règle... notamment avec les diverses révisions des PLU des communes ainsi que le PLUi (intercommunal)


• Section eaux : Le contention porté à la commission européenne à propos de la gestion française des eaux de baignade, la canalisation incongrue de Lanildut, la demande de référencement par l'Agence Régionale de Santé des plages de Lanildut, le contentieux contre l'extension de l'élevage industriel Avel Vor de Landunvez (en appel à Nantes), notre veille citoyenne de tous les instants !


• Section espaces dunaires : lutte contre les invasives, mise en valeur de l'espace dunaire, et de beaux projets dans les tuyaux.


Si la situation sanitaire le permet, nous organiserons une petite fête à l'occasion de notre trentième anniversaire !

 

N'hésitez donc pas à nous rejoindre, la porte est ouverte pour faire partie de la famille APPCL.

 

La cotisation est à 10 €  

 

Le Président

ppcotedeslegendes@hotmail.com

 

Et puisque notre Côte des Légendes est la plus belle, voici en cadeau quelques belles images de ce début d'année.

 

Mazou, le yin et le yang...

 

Molène illuminée, Ouessant sous la menace...

 

 

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 10:50

APPCL et les espaces dunaires

 

Les associations APPCL et APDP (pour la protection des dunes de Porspoder) ont depuis toujours entretenu d'excellentes relations.

 

L'association APDP qui avait obtenu de belles victoires et qui veillait à la sauvegarde des dunes de Porspoder n'a pas pu poursuivre ses activités suite au décès de son Président Michel Bougeard. 

 

Ce dernier étant également notre vice Président et ami, nous avons pensé qu'il serait important de poursuivre son combat.

 

Les deux associations se sont plus ou moins rejointes au sein d'APPCL et c'est ainsi que nous avons choisi de créer une nouvelle section à notre association.

 

La section "espaces dunaires".

 

Notre secteur d'influence ne se limitant pas à Porspoder, nous nous proposons de travailler sur l'espace dunaire en général. Qu'il s'agisse des dunes de Porspoder, Landunvez, Portsall ou ailleurs...

 

Le site internet d'APDP  est toujours actif, n'hésitez pas à y jeter un œil et à faire ressortir des idées qui vous tiendraient à cœur.

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 17:21

La chaîne France 5 a diffusé mardi 17 novembre dernier un reportage intitulé "Bretagne, une terre sacrifiée".

https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/2063923-bretagne-une-terre-sacrifiee.html

Avant la diffusion de ce reportage et sans l'avoir encore visionné, le Télégramme a tendu le micro à Arnaud Clugery, directeur d'Eau et Rivières de Bretagne

https://www.letelegramme.fr/bretagne/arnaud-clugery-d-eau-et-rivieres-de-bretagne-la-qualite-de-l-eau-passe-par-celle-de-l-agriculture-17-11-2020-12657664.php

Ce reportage s'intitule "Bretagne Terre sacrifiée" et en effet, le constat est affligeant.

Toutefois, il ne traite que du problème des algues vertes en baie de Saint Brieuc.

Le sujet étant à lui seul largement suffisant pour occuper le temps d'une émission en prime time à la télévision.

 

Nous pourrions faire le vœux que ce numéro de "le monde en face" sur France 5, ne soit que le premier volet d'une série de documentaires sur ce sujet.

 

Pourquoi pas le TOME II de "Bretagne terres sacrifiée" consacré, par exemple, à la pollution des cours d'eau par les pesticides... notamment ceux en lien avec la culture du maïs pour l'élevage industriel. (disparition du bocage, monoculture...)

 

Un TOME III sur l'Omerta institutionnalisée autour des eaux de baignades et la triche orchestrée en haut lieu pour qui, pourquoi ? pour cacher quoi ? Et tant pis pour la santé des bretons...

 

Un TOME IV sur le volet social de cette Bretagne sacrifiée... Puisqu'il ne faut pas oublier que ceux qui sont sacrifiés, ce sont aussi et surtout les petits paysans qui sont écrasés par les gros. Halte à la course folle des agrandissements d'élevages. (destruction d'emploi par disparition des petites fermes, emplois dévalorisés etc.) 

 

La pollution de l'air, la destruction des paysages, les collusions diverses entre politiques et agro-alimentaire etc...

Les symptômes  ne manquent pas quand il s'agit de diagnostiquer les maux dont souffre notre belle Bretagne.

 

 

 

 

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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 09:16
!!!!! Modification de dernière minute !!!!!
 
Compte tenu du contexte sanitaire, nous ne pourrons pas tenir notre AG annuelle telle que prévue initialement.
Toutefois, nous tenons à tout mettre en place pour que cet événement ait lieu, sous forme de réunion à distance grâce à la plateforme ZOOM.
 
Même jour, même heure (samedi 31 octobre à 17 h, se connecter 15 minutes avant si vous n'avez jamais utilisé ZOOM pour résoudre d'éventuels contretemps techniques)
 
Nous ferons parvenir par mail à nos adhérents le lien cliquable menant à la réunion ainsi que l'identifiant et le mot de passe de connexion.
 
C'est très simple d'utilisation, il suffit d'accepter d'installer le petit logiciel ZOOM lors de la première connexion (suite au clic sur le lien de la réunion virtuelle)
 
Matériel nécessaire:
  • Un ordinateur relié à internet.
  • des haut-parleurs.
  • Un micro pour pouvoir intervenir.

Matériel facultatif:

  • Une webcam, pour pouvoir montrer son visage aux autres personnes participantes.

Si vous voulez être certain d'être des nôtres, si vous voulez nous rejoindre et que vous n'êtes pas encore adhérent...  envoyez un mail à l'adresse suivante:

ppcotedeslegendes@hotmail.com

 

Nos amis de l'association Eau et Rivières de Bretagne ont opté pour ce mode de fonctionnement pour leur AG annuelle et tout s'est bien passé... essayons d'en faire autant.

 

Le Président

 

 
 
Chèr(e)s Adhérent(e)s, Sympathisan(e)s,
 
Nous sommes heureux de vous annoncer la 30ème Assemblée Générale de l'Association pour la Protection et la Promotion de la Côte des Légendes, qui se tiendra le Samedi 31 Octobre à 17h à la Salle Pen-Ar-Vur de Porspoder  (à la bibliothèque, en face du château de Sable, salle à l'étage).
 
Compte-tenu du contexte, des mesures sanitaires seront prises, le masque obligatoire et une limite de 25 personnes devra être respectée.
(gel hydroalcoolique à l'entrée)
 
Ce sera l'occasion de renouveler votre adhésion pour 2021 ou de nous rejoindre.
Si vous ne pouvez pas être des nôtres, vous avez la possibilité de nous faire parvenir votre règlement annuel par courrier.
(ppcotedeslegendes@hotmail.com pour tout renseignement)
 
Au menu :
-Mot du président
-Section "espaces dunaires"
-Section "eau"
  • eaux de baignade  :explications de nos activités brûlantes 
  • la canalisation de Lanildut !
  • les affaires en cours
-Section "Urbanisme", les dossiers en cours
 
L'AG se terminera autour d'un verre pour des échanges libres.
 
Pour les adhérents qui ne pourraient pas être présents, pensez à nous envoyer votre pourvoir !  (retour par mail possible)
 
Tout le bureau vous remercie d'avance de votre implication et participation sous quelque forme qu'elle soit,
 
Vous souhaitant une agréable journée,
 
Associativement,
 
Le Bureau
 
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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 18:22

APPCL se démène tous azimuts pour, d’une part dénoncer l’aberration écologique et sanitaire du chantier de rejet des eaux usées traitées dans l’aber, au cœur de Lanildut, et d’autre part pour proposer des solutions alternatives.

Parmi ces solutions, la plus séduisante est la réutilisation des eaux usées traitées (appelée Réut dans le langage administratif)

 

Certains élus colportent ou relaient des informations qui sont fausses !!!

Non, il n’est pas du tout interdit d’épandre les eaux usées traitées. C’est même l’inverse.

 

Ce discours est soit dicté l’ignorance et des idées reçues d’un autre âge, soit un gros mensonge destiné à écarter la solution évidente qui transformerait une aberration écologique en modèle vertueux.

 

Qu’est-ce que la Réut ?

Il s’agit de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées.

Dans un contexte de réchauffement climatique et de raréfaction de la ressource en eau, rejeter ces quantités énormes d’eau en mer s’apparente de plus en plus à une pratique rétrograde en contradiction avec la préservation de l’environnement.

Si ces eaux sont suffisamment traitées, elles peuvent encore servir et permettre d’éviter de puiser dans les nappes phréatiques qui, dans notre secteur du bas Léon, sont bien loin d’être des réservoirs illimités.

(Par exemple, à Porspoder et Landunvez, 80 % de l’eau de consommation est importée depuis Brest.)

 

Il convient donc d’alimenter la réflexion et de fournir des références, des exemples que notre communauté de communes pourrait suivre… afin de devenir, rêvons un peu, un modèle à suivre.

 

On peut trouver dans la littérature nombre de dossiers sur la Réut:

 

dossier Cerema  (cliquer pour en savoir plus sur la REUT)

« De nombreuses pratiques permettent ou visent à valoriser tout ou partie de l'eau usée après que celle-ci a fait l’objet d’un traitement dans une station de traitement des eaux usées (STEU). »

« L’économie et le partage des ressources constituent une priorité de la politique de l’eau amplifiée dans un contexte de changement climatique. Les espaces urbains offrent un potentiel d’économies et un gisement d’eau en alternative à la ressource en eau. Pour impulser des changements de pratiques, les collectivités ont un rôle-clé à jouer. »

 

dossier educagri, La Reut  (cliquer pour découvrir ce dossier à l'attention des intercommunalités)

« 7 raisons de se lancer dans un projet de RÉUT :

Préserver la ressource en eau

Palier un manque d’eau pouvant être accentué par les changements climatiques en cours

Créer, développer ou maintenir une activité économique

Protéger un milieu sensible en améliorant la qualité d’un rejet d’eau traitée ou en le supprimant ...

 »

 

Avis de l’ANSES

https://www.anses.fr/fr/system/files/EAUX2009sa0329Ra.pdf

 

La législation française permet donc la réutilisation des eaux usées traitées, mieux, elle la préconise !

 

Quant à l’Europe, comme souvent, elle est en pointe. Les textes sont clairs, réutiliser les eaux usées traitées est une bonne idée voire la solution d’avenir qu’il conviendrait de généraliser au plus vite.

 

Texte européen :

texte européen de 2020

« Article 1

2. Le présent règlement vise à garantir que l’eau de récupération est sûre pour l’irrigation agricole, permettant ainsi d’assurer un niveau élevé de protection de l’environnement et de la santé humaine et animale, à promouvoir l’économie circulaire, à soutenir l’adaptation au changement climatique et à contribuer aux objectifs de la directive 2000/60/CE en réagissant de façon coordonnée dans l’ensemble de l’Union aux problèmes de rareté de l’eau et à la pression qui en résulte sur les ressources en eau, et ainsi contribuer également au bon fonctionnement du marché intérieur. » 

 

La CCPI a décidé, depuis le début de cette histoire rocambolesque, que la solution serait le rejet dans l’Ildut. (d’abord à pont Reun… puis à Saint Gildas en plein bourg)

Les pseudo-études techniques de rigueur ont été soigneusement construites dans le but de promouvoir cet objectif… Des bureaux d’étude peu scrupuleux ont bien joué leurs rôles…

On est à la limite du grotesque.

Comment la communauté de commune a-t-elle pu engager plusieurs millions d’euros d’argent public en se basant sur des documents aussi faibles voire mensongers.

 

Il y aurait urgence absolue de sauver la plage de Melon des bactéries.

Cette plage est pourtant bien loin de faire partie des plus polluées du secteur. Les bactéries proviendraient nécessairement de la zone d’aspersion de la station de traitement de Saint Dénec qui, certes, se situe trop près du cours d’eau de Melon.

La parcelle d'aspersion de Saint Dénec et le ruisseau de Melon ( document APPCL)

 

Pourtant, aucune étude sérieuse ne prouve que la plage est réellement impactée par les eaux de Saint Dénec.

Le bureau d’étude DCI environnement indique, dans le profil de baignade de la plage de Melon, que la réalisation de la canalisation devrait résoudre tous les maux de la plage.

Or, la batterie d’analyses fournie ne permet en rien d’être aussi affirmatif. Elle montre surtout que le ruisseau est pollué par les bactéries fécales en amont de la parcelle d’aspersion des eaux usées traitées.

 

Mais admettons, les eaux de baignade de Melon reçoivent des bactéries provenant des eaux usées traitées aspergées sur la parcelle de Saint Dénec.

Ces bactéries ont donc survécu à l’aspersion puis au long voyage de 1,2km à travers la magnifique zone humide du ruisseau de Melon avant d’atteindre la plage.

 

La solution géniale de la CCPI consiste donc à supprimer les zones tampon (aspersion et zone humide) et à détourner les eaux via 4km de canalisations en direction de Lanildut où elles seront rejetées, brutes, en pleine zone Natura 2000. Un espace protégé en prise directe sur le parc marin d’Iroise. A proximité immédiate de la plage du Crapaud !

 

Photo de la plage du Crapaud le 18 juillet 2020 (18h)

 

Cela rappelle la fausse pub des nuls… où Dominique Farrugia avait un truc pour que ses WC sentent toujours la violette ...

https://www.youtube.com/watch?v=TDWMGehd-wA

 

Lanildut est en fait le lieu idéal pour balancer ces eaux si encombrantes.

 

  • La commune compte moins de 1000 habitants. Pour être représentés au bureau de la communauté de commune, ses élus doivent montrer profil bas et avaler toutes les couleuvres s’ils veulent goûter au gâteau communautaire.

  • Les élus en question ont omis depuis des années de déclarer les plages de la commune à l’ARS pour que la qualité des eaux de baignade soient surveillées. Pas de contrôles bactériens à Lanildut… une aubaine si on désire rejeter des eaux usées traitées !

  • L’anse Saint Gildas est en plein bourg… Pas grave ! Les habitants on s’en fiche, ce qui compte, c’est que cette anse se trouve en zone portuaire. Et quelle aubaine, une nouvelle fois, le parc marin d’Iroise fait l’impasse sur toutes les zones portuaires de son territoire.

 

Le parc marin d'Iroise et la zone portuaire de Lanildut (géoportail)

 

Nous affirmons qu'il est encore temps de faire machine arrière.

Le rejet à Lanildut est une très mauvaise idée et tout le monde le sait.

 

Le message doit circuler, c’est important, la Réut (réutilisation des eaux usées traitées) est permise, c’est même la solution d’avenir préconisée par l’union européenne et le gouvernement français.

Le pays d’Iroise ne doit pas demeurer le petit village qui résiste encore et toujours aux avancées écologiques.

 

Le film « la parcelle 54 » que nous avons réalisé montre à l’évidence que les terres existent, il ne manque plus que la volonté.

 

 

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 17:54

Notre association œuvre depuis maintenant près de 20 ans sur le sujet des eaux de baignade.

Notre expertise, au fil des années et des nouveautés concoctées par les maires et l'ARS, a permis de mettre en lumière un grand nombre d'irrégularités dans la gestion des eaux de baignade.

 

Tout d'abord, nos soupçons se sont portés vers la gestion locale des plages.

Mais au fil du temps et des recherches, nous avons acquis la certitude que le problème n'était pas circonscrit à la Côte des Légendes, ni même à la Bretagne mais que la mauvaise gestion des eaux de baignade relevait d'une erreur manifeste commise par la France qui n'applique pas correctement la directive européenne sur les eaux de baignade (2006/7/CE).

 

C'est tout naturellement que nous avons porté le sujet auprès de l'association ERB, dont nous sommes de fiers membres. En effet, c'est une association de renommée nationale qui est en mesure de gérer une telle affaire.

 

Eau et Rivières a mis en place un groupe de travail composé de membres venus de différentes associations bretonnes affiliées à ERB.

 

Les travaux de ce groupe ont permis à ERB et à son service juridique de choc de rédiger une plainte auprès de la commission européenne. (déposée le 21 août)

 

Nous vous livrons ci-dessous quelques explications.

(Des capsules vidéos explicatives sont accessibles en cliquant sur les liens.)

 

La France s'est fourvoyée en désignant le ministère de la santé pour gérer les eaux de baignade sur son territoire car la directive européenne vise 2 objectifs :

 

La santé et l'environnement.

 

L'environnement ( la qualité des eaux ) est le grand oublié.

 

     

   https://www.youtube.com/watch?v=anTm6PNORSA

 

 

ERB dénonce une grossière erreur qui dénature les classements annuels des plages. Toute pollution ne peut pas être considérée comme une « pollution à court terme ». La seule condition des 72h est nécessaire, certes, mais sûrement pas suffisante car la directive européenne impose aussi que les causes de la pollution soient « clairement identifiables » et que les mesures de gestion soient mises en place. (écarter les baigneurs de l'eau ne constitue qu'une mesure sanitaire et occulte complètement le volet environnemental qui consisterait à rechercher la cause de pollution et à la traiter). La pluie ne pollue pas ! Et pourtant c'est elle qui est immanquablement incriminée

https://www.youtube.com/watch?v=feoMj-HFtKI

 

Un exemple concret : Ici, dans le bas Léon, les fermetures préventives des plages sont utilisées à outrance et cela permet à l'ARS et aux Maires d'écarter des « analyses mauvaises » qu'ils considèrent, à tort, comme des « pollutions à court terme ».

La statistique permettant de calculer le classement des plages en fin d'année en est complètement faussée.

Les classements des plages du secteur sont artificiellement enjolivés.

 

https://www.youtube.com/watch?v=AxZ3FO-f8sA

 

De gauche à droite, Jacqueline Rolland (AEPI), Laurent Le Berre (APPCL) et Brieuc Le Roc'h (chargé de mission juridique d'ERB ). Plage du Château (Landunvez le 28 août)

 

 

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26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 10:32

L'association Eau et Rivières de Bretagne (dont APPCL fait partie) a déposé plainte auprès de la commission européenne contre la gestion française des eaux de baignade.

Cette information, à elle seule mérite une belle couverture médiatique !

 

C'est le Canard enchaîné qui a dégainé en premier avec l'édition du 26 août dans laquelle l'annonce est faite dans l'article suivant :

 

(pour apprécier l'article, lire le Canard ;) )

 

Rien n'était prémédité mais ce même 26 août, dans les colonnes du Télégramme, un bel article met le focus sur la gestion des eaux de baignade par l'ARS.

 

Et on peut y lire, justement, tout ce que les associations reprochent à la gestion française.

 

 

Ce télescopage frontal est des plus cocasse tant les propos de l'ingénieur de l'ARS semblent en décalage total avec la réalité du terrain...

Les pollutions sont donc dues aux crottes de chiens qui ruissellent depuis les surfaces urbaines ou alors ce sont des postes de relevages qui disjonctent... 

 

Dont acte... on a le droit de sourire tout de même ? 

 

Cette plainte d'ERB vise la gestion française de ses eaux de baignade. Le grand écart est impressionnant entre les pratiques de l'ARS et des Maires d'un côté et ce qu'impose la directive européenne sur les eaux de baignade (2006/7/CE) de l'autre.

 

La vidéo suivante expose clairement, en 15 minutes, ce que nous dénonçons  (cliquer sur le lien) en prenant l'exemple concret de la Côte des Légendes.

 

Le mystère des pluies qui polluent

 

 

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17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 09:37

Les pseudo études techniques, sensées avoir étudié toutes les solutions pour se débarrasser des eaux issues du traitement de la station de Saint Dénec, s'apparentent à des contes de fée qu'on raconte aux enfants dociles pour les endormir...

 

Dormez, habitants du pays d'Iroise, vous financez des bureaux d'étude douteux qui produisent des rapports bidons qui justifient l'injustifiable... 

Vous financez des travaux pharaoniques dans le seul but de ne pas gaspiller des terres d'épandage...

 

Alors, nous aussi, on a eu envie de vous conter une jolie histoire, celle de la parcelle 54.

 

Gros boulot ! mais soyez indulgents, nous sommes tout sauf des professionnels de l'audiovisuel.

Bon film

 

Lien vers le film

 

 

 

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11 août 2020 2 11 /08 /août /2020 10:47

Du maïs, du maïs et encore du maïs !

Vous avez remarqué comme cette céréale nous a envahi depuis quelques années ?

 

A en croire qu'on ne sait plus faire pousser que du maïs dans la Bas Léon.

 

Cette constatation faite, on peut réfléchir au pourquoi, au comment et aux conséquences de l'industrialisation à marche forcée de l'élevage que la région subit de plein fouet.

 

Nous avons réalisé un court film qu'on vous propose de partager largement.

 

 

Lien vers la vidéo

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