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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 08:31

Un joli dessin peut permettre d'introduire un sujet qui peut sembler complexe de prime abord.

 

D'après-vous, si ce bateau vous appartenait et si bien sûr vous y teniez un petit peu, quel serait votre premier réflexe pour éviter qu'il ne sombre ?

  1. Mettre votre doigt sur la fuite n°3 ?

  2. Mettre un pied sur la fuite n°2 ?

  3. Mettre un doigt sur la fuite n°3 et un pied sur la fuite n°2 ?

  4. Mettre un doigt sur la fuite n°3 et un pied sur la fuite n°2 et un grand drap autour de la fuite n°1 pour éviter que les autres marins ne voient pas cette dernière ?

  5. Autre idée ?

 

Pour APPCL, il faudrait classer les sources potentielles de pollutions fécales dans cet ordre :

  1. Les épandages massifs d'effluents d'élevages sur les bassins versants des plages.

  2. Le pâturage agricole sur les bassins versants des plages.

  3. Les assainissements individuels défectueux.

 

Pourquoi ce classement ?

Si toutes ces causes de pollutions existent et doivent être traitées, il convient toutefois d'attribuer un poids à chacune afin de prioriser les réponses à y apporter.

 

 

 

 

 

 

Poids de l'élevage industriel en Pays d'Iroise.

 

Plutôt que de faire de grands discours, juxtaposons plusieurs cartes (estampillées République française ):

 

 

Comparons les densités de bovins, porcins et humains.

 

  • Densité de porcs produits (par an) sur les bassins versants des plages : plus de 3000 /km².

 

Soyons honnêtes, la durée de vie d'un porc dans une ferme industrielle est de seulement 6 mois.

On peut donc plutôt tabler sur plus de 1 500 porcs /km² en permanence sur les bassins versants d'Iroise.

 

 

  • Densité de vaches > 70 par km² sur les bassins versants des plages.

 

Pour être complets et pour comparer, cherchons la densité d'humains /km² ?

 

 

Cette carte montre à l'évidence qu'en Pays d'Iroise, la densité de population ne dépasse pas 200 habitants/km². (Saint-Renan mis à part)

Prenons Porspoder et Landunvez comme exemples de communes côtières.

  • Porspoder : 11,29 km² pour 1 810 habitants soit 160 habitants /km².

  • Landunvez : 13,53 km² pour 1 475 habitants soit 109 habitants /km².

 

Partons de l'exemple le plus défavorable, celui de Porspoder avec ses 160 habitants /km².

 

Humains /km²

Bovins /km²

Porcins/km²

160

>70

>1500

 

Ainsi, si on veut maximiser l'impact humain, on pourra dire qu'il y a 1 vache pour 2 humains et 21 porcs.

 

Il y a donc près de 10 porcs par habitant !

 

 

Poids respectifs en terme d'introduction dans l'environnement de bactéries E.Coli

 

Pourquoi parler de ces bactéries E.Coli ?

 

Ces bactéries sont des révélateurs des pollutions fécales et ce sont elles que le laboratoire Labocea dénombre dans les échantillons d'eau prélevés dans les eaux de baignade des plages.

La directive européenne 2006/7/CE fixe les concentrations de bactéries E.Coli et entérocoques à ne pas dépasser.

 

Les chiffres qui suivent sont des données utilisées par IFREMER dans de nombreux dossiers comme le suivant :

https://archimer.ifremer.fr/doc/00129/24048/22011.pdf (page 15)

 

« La quantité de germes rejetés dans les fèces est variable en fonction des espèces et des micro organismes. Selon le modèle de l’équivalent-habitant utilisé en assainissement et la moyenne des flux d’excrétion cités dans la littérature, on estime qu’un bovin excrète une quantité cumulée d’Escherichia coli 5 fois supérieure à l’homme (Dupray, 1999).

»

Ainsi, quand on veut parler de pollution bactérienne des eaux de baignade, il faut pondérer la densité de population de chaque espèce animale par un coefficient nommé l’équivalent habitants /jour.

 

 

Humains en Eq habitants/km²

Bovins en Eq habitants /km²

Porcins en Eq habitants/km²

160 x1 =160

>70 x 5 = 350

>1500 x 30 = 45 000

 

En Pays d'Iroise, si on s'intéresse aux quantités de germes E.Coli introduites dans l'environnement, on aurait environ

  • 160 habitants humains /km²,

  • Pour les vaches, 350 équivalents habitants /km² soit près du double.

  • Pour les cochons, 45 000 équivalents habitants /km² soit 281 fois !!!!

 

Avec ces chiffres, on retrouve bien l'image initiale de notre bateau qui prend l'eau.

 

D'autant plus que les habitants humains disposent quasiment tous de dispositifs d'assainissement permettant de limiter leur impact sur l'environnement.

 

Si effectivement certaines fermes traitent une partie de leurs effluents, la partie brute épandue reste très importante et le lixiviat traité demeure fortement chargé en bactéries et germes divers.

 

Il suffit d'une pluie pour que le ruissellement des terres d'épandage apporte aux plages une bonne partie de la pollution bactérienne chronique du bassin versant.

 

Prendre l'eau, voilà bien ce qui pourrait arriver à l'activité touristique si l'on continue dans cette voie.

 

Les nitrates, bon indicateur de pollution liée aux épandages agricoles :

 

Pour appuyer encore la démonstration intéressons nous au paramètre nitrate.

 

 

 

 

La première carte montre que la quantité d'azote produite est colossale en Pays d'Iroise.

La seconde vient préciser la première en montrant bien qu'une bonne partie de cet azote est effectivement épandu sur les champs.

 

Ces cartes illustrent le fait que les épandages agricoles sont énormes en Pays d'Iroise. Bien plus que partout ailleurs en France.

 

Voilà une cause potentielle de fuite pour notre bateau qu'il conviendrait de colmater prestement si on ne veut pas qu'il ne coule.

 

Mais non !

Notre image du bateau est judicieuse puisqu'au lieu de traiter cette fuite béante de bactéries vers les plages, nos responsables font tout pour la cacher.

A l'image du drap qui cache la fuite (image du bateau), ce sont des rideaux de fumée, des contre feux qui sont allumés tous azimuts pour masquer ce qui saute aux yeux (ou au nez plutôt !)

 

A en croire les responsables des eaux de baignade, (maires généralement et CCPI pour la rédaction des profils de baignade) il faudrait classer les sources potentielles de pollution ainsi :

  1. Les assainissements individuels défectueux, vous polluez c'est mal ! Alors on va vous faire payer très cher le service de l'assainissement mais on ne va surtout rien faire de concret afin d'éviter que le drap ne tombe...

  2. Les vaches qui s'abreuvent au ruisseau. Il faut donc les écarter, grâce à des pompes à museaux. C'est la CCPI qui finance ces pompes et cela constitue la mesure phare du volet agricole des programmes d'actions. (mais à y réfléchir, les vaches ne font pas plus de bouses dans les ruisseaux les jours de pluie que les jours de beau temps… cela n'aurait donc aucun rapport avec la pollution constatée les jours de pluie… zut raté !)

  3. les chiens, les chevaux et les moutons qui pulluleraient sur les bassins versants des plages.

  4. Les épandages !!!!! et puis quoi encore, vous faites de l'agri-bashing, c'est mal, vous voulez qu'on appelle DEMETER ?

 

Quelques mesures d'urgence de bon sens

 

  • Interdire toute extension d'élevage industriel sur les bassin versants sursaturés voire dans toute commune classée en ZAR (ancienne ZES zone d'excédent structurel).

  • Faciliter la conversion des élevages vers le bio ou des productions moins impactantes pour le territoire.

  • Interdire tout épandage à proximité des cours d'eau.

  • Vérifier les pentes des terres agricoles et interdire tout épandage à moins de 100 m des ruisseaux si la pente du champs dépasse 7 %.

  • Vérifier, in situ, que les bandes enherbées sont scrupuleusement respectées. (un drone suffit à constater que ce n'est pas le cas à bien des endroits)

  • Imposer le déplacement des dispositifs illégaux de stockage du lisier (fosses à lisier, lagunes d'effluents). Une distance de 35 mètres au minimum est imposée par la réglementation.

  • Imposer la remise en état des lits des ruisseaux. (et oui, car bien souvent, quand le ruisseau est à moins de 35 m de la fosse à lisier, la solution a consisté à détourner le ruisseau!)

  • Imposer la remise en état des zones humides dégradées.

  • Stopper immédiatement de rayer des cartes les zones humides ancestrales !

  • Communiquer ouvertement et de façon honnête et éclairée sur l'impact de l'élevage industriel en Bretagne.

     

En gros, commençons par appliquer les lois !

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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 09:48

Bravo M Dugain  (Les Echos 19 juin 2020), vous avez trouvé les mots justes pour décrire ce que nous vivons au jour le jour.

Les associations se battent contre tout un système bien huilé qui n'a pour objectif que de nous imposer un modèle agricole industriel rétrograde et destructeur.

L'argent public est jeté par les fenêtres pour dérouler le tapis rouge aux industriels de l'élevage.

  • Rejet de la station de traitement de Saint-Dénec : à qui profite le crime ?... nous avons de fortes présomptions (et des documents) qui nous font à penser que si la solution évidente de l'aspersion a été éliminée en 2013 au profit d'une canalisation à plus de 2 millions d'€ (en cours de construction mais heureusement arrêté depuis peu), c'est pour céder les terres prévues à cet effet  à un éleveur qui les a transformées en énorme champs de maïs (avec destruction des talus et épandages au dessus d'une nappe phréatique déjà surchargée en nitrates !)... Merci les copains.

 

  • Dispositif Breizh Bocage: Connaissez-vous ce dispositif qui consiste à financer la réalisation te talus boisés et de haies bocagères ? C'est une idée séduisante non? Et bien chez nous, ce dispositif peut se traduire par des magouilles telles que les éleveurs industriels réussissent à agrandir leurs surfaces d'épandage en se rapprochant des ruisseaux, en détruisant des zones naturelles et ceci avec notre argent public. (nous en avons la preuve criante sur Landunvez...). Faire financer l'agrandissement des terres d'épandage par l'argent destiné à reconquérir le bon état des eaux... c'est sublimement pervers mais c'est réel. Vraiment merci les copains...

 

  • Truquer les classements de eaux de baignade:  nous ne donnerons pas trop de détails à ce niveau mais notre association participe en ce moment à une action d'ampleur qui va mener à la révélation au grand jour d'une duperie à grande échelle. Comment masquer le fait que les épandages agricoles polluent les eaux de baignade ? en produisant des études qui nous arrangent bien (en choisissant des bureaux d'étude  peu regardants...), en fermant préventivement les plages dès qu'il pleut... en considérant que c'est la pluie qui pollue... en écartant les mauvais résultats qui plombent les statistiques... en ajoutant de bons résultats...  Merci les copains, regardez du côté des fosses septiques, nous on épand des centaines de milliers de tonnes d'effluents sur les champs.... (Rappel: 1 porc = 30 équivalents habitants en terme de rejet dans l'environnement de bactéries E.Coli, source IFREMER)

 

  • Protéger les captage d'eau de consommation ? ça va pas ou quoi ! on ne va pas appliquer la loi, elle est bien trop contraignante puisqu'elle interdit les épandages dans le périmètre de protection. Ce qu'on peut faire avec les copains c'est fermer les captages... (Queleret, Lanildut...) Ou alors essayer pendant plus de 30 ans de protéger un périmètre sans jamais y arriver (Traon) la volonté se heurte parfois à des murs... alors qu'il suffirait de faire appliquer la loi.

 

  • Accorder des autorisations d'exploiter même quand on a été condamné: Les associations ont gagné le procès au Tribunal Administratif dans l'affaire Avel Vor de Landunvez.  Qu'à cela ne tienne, le Préfet a produit, 2 mois après la sentence, un arrêté provisoire permettant à l'éleveur d'exploiter la totalité de son cheptel "en attendant régularisation" ! Merci copain, le juge a pas été sympa, on fait comme s'il était pas là !

 

  • Accorder des agrandissements d'élevage à tour de bras: Les dossiers ICPE sont étudiés et sont tous validés ou presque en CODERST (  conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques ), la simple composition de ces coderst serait risible si ce n'était pas si grave. Merci les copains, vous n'êtes vraiment pas regardants.

 

  • Qui gère les eaux dans les communautés de communes: sans commentaire.... mais vraiment merci les copains !

 

On pourrait continuer cette liste mais nous avons bien d'autres choses à faire. En effet, si tout ce beau monde réussit à faire passer tant de choses, c'est qu'en face d'eux, il n'y a que des bénévoles qui donnent tout leur temps libre pour essayer de sauver ce qui peut encore l'être. 

La lutte est disproportionnée mais l'espoir d'une prise de conscience générale et d'une révolte citoyenne est là... 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 15:13

Le Télégramme, alerté par les associations, publie ce-jour un article concernant le déplacement de la canalisation contestée de Saint-Dénec :

 

 

Faute de pouvoir échanger avec la CCPI (qui représente les citoyens du pays, ce qu’elle semble oublier), plusieurs associations, dont AEPI, lui ont envoyé une lettre ouverte à propos du projet de détournement des eaux usées de ST Dénec en général, et des travaux constatés au lendemain du confinement en particulier.  (lien vers la lettre ouverte).

Nous attendons toujours la réponse à cette lettre, que le Télégramme semble avoir déjà reçu puisqu’il la cite dans l’article paru le 29 mai 2020… mais les extraits cités méritent déjà quelques commentaires.

On peut noter qu’une fois de plus, la plus grande part de l’article et le dernier mot sont donnés par la presse à la communication de la CCPI.

Dommage, car nos commentaires auraient pu éclairer ses lecteurs, peut-être plus curieux que les journalistes et sans doute (un peu grâce à nos publications) mieux informés.

D’abord, il aurait été intéressant de rappeler que l’arrêté préfectoral cité est attaqué au tribunal administratif, notamment parce qu’il méconnaît la nécessité au regard de la législation environnementale, et pour des travaux de cette envergure, de réaliser une véritable étude d’impact, ce qui n’a pas été le cas.

Ensuite, on peut rappeler que cet arrêté se réfère à une étude très contestable du cabinet DCI Environnement, qui contient néanmoins un tracé pour la conduite qui évite soigneusement les zones humides.

Si c’est bien ce tracé qui a motivé l’acceptation du dossier par l’Etat de travaux sans étude d’impact, on se demande bien comment il a pu accepter une modification aussi substantielle sans que cette étude ait été réalisée.

Sauf à supposer que l’Etat n’est pas très à l’aise avec la situation actuelle (la station de St Dénec opère depuis des années dans un vide juridique inquiétant…).

 

Le Télégramme aurait aussi pu se donner la peine de vérifier les affirmations de la CCPI, selon lesquelles « le tracé n’emprunte aucune zone humide » ; en fait d’emprunt, c’est une véritable OPA, comme le montre la simple superposition du tracé réel avec la carte des zones humides contenue dans le PLU de Porspoder. Il doit bien y avoir pourtant au sein de la CCPI des techniciens qui ont quelques notions des règles d’urbanisme… L’huissier qui a constaté le tracé effectif avait des bottes, lui, et il a pu constater par lui-même que ces « zones humides » n’étaient pas de pures inventions administratives.

 

Extrait du PLU graphique de Porspoder sur lequel APPCL a superposé le tracé étudié (rouge) et celui constaté (noir)

 

Carte utilisée dans le dossier DCI qui présente un tracé évitant soigneusement toutes les zones humides du secteur. APPCL a superposé le tracé bleu qui est celui constaté au lendemain du confinement

 

Par la magie de la communication, ce projet devient même finalement un projet écologique, puisqu’il corrigerait des erreurs anciennes : « chutes d’eau dues à des busages anciens » : de véritables niagaras donc, qu’on a tout de même du mal à trouver en se promenant dans notre verte campagne… Et c’est même la police de l’eau qui aurait suggéré à la CCPI de faire en sorte que ces travaux soient encore meilleurs pour l’environnement !

 

La célèbre "chute d'eau de Porspoder", bientôt dans tous les guides touristiques !

 

Un véritable rêve, donc, à se demander pourquoi on s’obstine à vouloir créer des associations pour défendre l’environnement en Iroise, qui n’a pas de meilleurs défenseurs que la CCPI et l’Etat…

La CCPI oublie aussi en passant de préciser comment les économies faites sur ce tracé raccourci seront utilisées.

Bon d’accord, les travaux ont sans doute dépassé les stricts besoins du busage, en créant des ponts et de véritables sentiers d’exploitation de 5 m de large par endroits sur les terrains privés traversés…

 

 

Mais nous serions intéressés (et peut-être aussi le Télégramme et les contribuables abonnés de la CCPI?) de savoir où vont aller les dizaines ou les centaines de milliers d’euros ainsi économisés ?


 

Trêve de plaisanterie.

Nous ne reviendrons pas une fois de plus sur la stupidité de ce projet démesuré, qui vise d’abord à permettre la poursuite de l’urbanisation de nos communes, sans toutefois compromettre la volonté expansionniste des fermes usines locales... 

Tout ceci ne fait que renforcer la volonté des associations de poursuivre l’action au contentieux, et pourquoi pas au pénal si nécessaire : derrière tout cela, il y a des responsables, qui ont sciemment signé des arrêtés illégaux et réalisé des travaux non autorisés.

A suivre, donc !

 

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 09:35

Rappel des faits:

Le 12 mai dernier, nous avons découvert, presque par hasard, que le chantier contesté de la canalisation de la station de traitement de Saint Dénec et devant venir rejeter les eaux dans l'anse Saint Gildas (cœur de Lanildut) passait route de Saint-Ourzal à Porspoder.

Nous avons enquêté et découvert que le chantier qui, initialement devait partir plein est et soigneusement éviter toutes les rivières et zones humides du secteur, ne suivait absolument pas le cheminement étudié par le bureau d'étude DCI.

Ci dessous, APPCL a reconstitué les planches du règlement graphique du PLU de la commune de Porspoder.

En rouge, le tracé étudié par DCI, en noir le tracé découvert au lendemain du confinement.

 

 

Un enfant de 10 ans serait capable de constater qu'il y a deux gros problèmes:

  • La canalisation ne suit pas le cheminement prévu.
  • Le cheminement noir traverse à deux reprises des rivières et impacte sur une bonne partie les zones humides du secteur.

 

En concertation avec les associations Eau et Rivières de Bretagne et AEPI, nous avons contacté les services de la DDTM. (direction départementale des territoires et de la mer).

Des inspecteurs de la police de l'eau sont venus constater les faits mardi 19 mai.

Les associations espèrent que les inspecteurs vont rapporter exactement ce qu'ils ont pu voir. 

En effet, comme le Préfet du Finistère s'est personnellement mouillé dans l'affaire de la canalisation de Saint-Dénec, des pressions sur ses services sont toujours possibles...

 

Nous avons déjà pu constater comme parfois il est simple de regarder partout sauf là ou cela gène...

Comme par exemple quand les inspecteurs de l'Agence Française pour la Biodiversité s'étaient déplacés le 26 juillet 2019 à Kérincuff en Landunvez et n'avaient pas pu conclure sur le fait que la ferme usine Avel Vor avait construit sa nouvelle lagune de 7000m  d'effluents en pleine zone humide.

Alors que l'éleveur effectuait un pompage / drainage en règle de cette dernière constaté de visu par les inspecteurs et alors que le trou béant était rempli d'eau en plein mois de juillet ! 

Extrait du rapport de l'AFB : "Sur les parties encore visibles, je constate la présence d'écoulement qui sont canalisés vers un point bas pour être ensuite pompés et évacués..."

 

De peur de revivre la même déconvenue, les associations AEPI, ERB et APPCL ont co-financé la venue d'un huissier de justice. 

 

Ce dernier a pu constater et certifier l'intégralité des atteintes environnementales et constater le détournement du cheminement de la canalisation. 

 

Nous attendons maintenant avec impatience le rapport de la police de l'eau et espérons que l'évidence de l'infraction y soit clairement notifié. 

 

Tractopelle à proximité du dolmen de Poulyot le 17 mai 2020. On peut aisément constater que l'eau est montée jusqu'au niveau d'un trou réalisé dans le capuchon de la buse et s'écoule dedans. Au bout de la buse, route de Mez ar Goff, une pompe évacue cette eau. Il s'agit donc d'un drainage de zone humide. Rappelons qu'il n'avait pas plu depuis plus de 3 semaines...

Pour bien se repérer, ci-dessus les lieux-dits de Porspoder près desquels la canalisation incriminée passe.

 

Passage de la canalisation au dessus de la rivière de Melon. Construction complètement illégale puisqu'elle enfreint la législation sur l'eau et est contraire par plusieurs aspects au PLU de la commune. 

On se situe au point bas d'une vallée, une pompe doit se trouver dans cet ouvrage illégal pour que le liquide remonte la pente visible en face.

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 08:55

Rappelez-vous, il y a seulement quelques jours, vous étiez confinés, interdiction de sortir à plus d'un km de chez vous.

Une aubaine pour certains... 

Une occasion rêvée de défoncer des talus, d'épandre à tour de bras, de lâcher des pesticides jusque sous nos fenêtres...

 

Heureusement que nos responsables ont veillé sur la nature pendant notre absence !

En pays d'Iroise, on ne peut pas vraiment dire que la veille sanitaire et environnementale soit la priorité.

Un article nous a mis la puce à l'oreille :

Une phrase prend tout son sens "la pose des conduites jusqu'à la lagune, puis de rejoindre la route menant à Saint-Ourzal par un champ, avant de rejoindre, via un chemin d'exploitation..."

Mais dites donc, ce n'est pas du tout le cheminement étudié par le cabinet DCI (en charge de la pseudo étude étude environnementale).

Voici le cheminement présent dans ce dossier et validé par le Préfet:

Pas question donc de traverser un champ et de rejoindre la route de Saint-Ourzal !

Le dossier DCI précise dans son seul chapitre consacré aux zones humides:

 

Il est bien écrit que le tracé n'aura pas d'impact sur :

  • Les zones humides
  • Le cours d'eau

D'ailleurs, le tracé rouge proposé court sur 4 km à travers la campagne en prenant bien soin d'éviter les zones humides répertoriées.

 

12 juillet, dé confinement et lâcher de casse-pieds !

 

Les premiers témoins ont peu constater que la route de Saint-Ourzal à Porspoder était bien barrée.

 

 

Ainsi donc, la société Liziard a sollicité le maire de Porspoder le 10 avril pour obtenir l'arrêté de restriction de circulation en date du 15 avril.

En pleine période de confinement, c'est louche !

 

Le tracé constaté par APPCL le 12 mai n'a absolument rien à voir avec le tracé étudié.

Il tape plein sud à travers toutes les zones humides répertoriées dans le dossier DCI. (en bleu)

Nous avons dessiné sur le document graphique du PLU de Porspoder le tracé constaté le 12 mai 2020.

Il est évident que les zones humides sont impactées.

Il est aussi évident que le ruisseau de Melon est franchi par la canalisation entre Saint Dénec (station de traitement) etSaint-Ourzal.

 

Nous avons enfilé nos chaussures de randonnée et sommes allés constater in situ.

 

Horreur !

 

Les tractopelles étaient encore à l'oeuvre pour porter la dernière main à un chantier plus que douteux.

De l'autre côté de la vallée, Saint-Dénec et la zone d'aspersion des eaux usées actuelle et de ce côté, un champ en pente. 

D'une part, il n'a jamais été question de traverser cette vallée et la zone humide (inversion de pente = pompe de relevage ) et d'autre part il n'a jamais été question de franchir la rivière de Melon qui coule en bas.

 

Un pont !!!!!  des enrochements, une route !!!!!

Mais comment une collectivité (CCPI) peut ainsi choisir délibérément de porter atteinte à un cours d'eau en le busant ?

 

Et voilà le travail, la réalisation est finie le 13 mai. 

Tout ici est illégal tant au niveau de la législation sur les zones humides et les cours d'eau que du point de vue administratif (PLU de Porspoder)

La réalisation est en zone N, repérée comme zone humide sur le document graphique en vigueur.

Dans cet extrait du règlement écrit de ce PLU, il est clairement écrit qu'il est interdit de porter atteinte à la zone humide:

  • les comblements, exhaussements et dépôts divers
  • toute opération de nature à modifier le régime hydraulique des terrains

Mais comment la CCPI peut-elle se rendre coupable de tels agissements ?

 

Nous avons vu plus haut que la grande zone humide de Poulyot allait elle aussi être traversée.

 

 

Nous avons pu constater que les buses fraîchement posées baignaient dans l'eau. Ici, sur la photo prise au niveau de la route de Mez ar Goff (en limite séparative  Porspoder / Lanildut), un trou en bord de route nous permet d'apprécier le niveau de la nappe phréatique affleurante dans laquelle va baigner la canalisation d'eaux usées (certes traités mais encore chargée).

Il faut se rappeler qu'au 13 mai, cela fait pas mal de temps que la pluie n'est pas venue arroser nos jardins et la campagne de Porspoder. Qu'en sera-t-il au mois de novembre ?

 

Reprenons un peu le contexte :

La CCPI a décidé de financer pour 2 millions d'€ annoncés la réalisation d'une canalisation d'eaux usées traitées.

Le but est de reconquérir les eaux de baignade de Melon pour détourner la pollution vers l'anse Saint Gildas, au cœur de Lanildut, en pleine zone Natura 2000, à quelques centaines de mètres de la plage du Crapaud et de l'élevage d’huîtres de Porscav.

Le dossier détude a été confié au cabinet DCI environnement.

Ce dossier est un modèle de mauvaise foi, il est truffé de mensonges et d'omissions.

Le tracé étudié par le cabinet DCI évite toutes les zones humides.

Le tracé choisi et réalisé pendant le confinement n'est pas celui étudié et tape plein sud à travers rivières et zones humides.

Les associations vont tout mettre en oeuvre pour que ce chantier ubuesque cesse au plus vite.

Eau et rivières de Bretagne (dont APPCL est membre) a déjà saisi l'Office Français de la Biodiversité et d'autres démarches vont être enclenchées au plus vite.

 

D'autre part, nous lançons le 

#balancedanstonport

Faîtes diffuser ;)

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 17:15

En pays d'Iroise, depuis trop longtemps, le discours officiel concernant les pollutions des eaux de baignade est stéréotypé et exclut catégoriquement toute cause agricole.

 

A en croire les autorités compétentes (Maires, Communautés de communes...), seuls les assainissements individuels non conformes seraient à incriminer dans cette pollution chronique qui porte un coup de canif non négligeable à l'attractivité touristique du nord Finistère.

 

Mais au fait, c'est quoi la pollution des eaux de baignade ?

 

L'ARS, l'Agence Régionale de Santé, est tenue de réaliser une surveillance des eaux de baignade.

C'est une directive européenne qui l'impose.  (2006/7/CE)

Le protocole de surveillance est très stricte et devrait être respecté à la lettre.

 

Pour les associations environnementales locales, ce n'est assurément pas le cas.

 

Même en usant de stratagèmes plus que douteux pour enjoliver l'état des plages finistériennes, certaines d'entre elles demeurent classées « insuffisantes ».

 

Deux bactéries fécales très communes sont recherchées dans les échantillons d'eau qui sont  prélevés régulièrement sur les plages en période estivale. (et rien d'autre)

 

Ces deux bactéries sont des indicateurs de la pollution fécale.

 

Une analyse d'eau contenant trop d'E.coli et trop d'Entérocoques, révèle une pollution fécale du site de baignade.

 

Il y a, de facto, une forte probabilité pour que d'autres miasmes plus pathogènes évoluent avec elles dans l'eau souillée. (virus divers, bactéries multirésistantes, etc.) (voir articles précédents)

 

En cette période de pandémie au Covid-19, imaginons qu'une pollution fécale soit révélée sur une plage.

Le discours habituel, montrant du doigt les fuites de fosses septiques devient tout de suite anxiogène.

 

D'autant que ce discours s'accompagne bien souvent du couplet sur les résidences secondaires habitées par des personnes venant d'ailleurs… de zone rouge si ça se trouve !

 

Non, notre volonté n'est pas de créer la psychose. En fait, bien que réelle, cette pollution liée aux assainissements individuels non conformes est probablement mineure et pourrait rapidement être résolue avec un petit peu de bonne volonté politique…

 

C'est en fait le bouc émissaire parfait.

Quand vous regardez de ce côté là, vous ne voyez pas les centaines de milliers de tonnes d'effluents d'élevages déversés sur les bassins versants des plages…

 

Une seule porcherie industrielle du secteur déclare produire plus de 22 000 tonnes de lisier par an !

(60 tonnes par jour )

Bien qu'en grande partie traités, ces déchets de l'agriculture industrielle sont déposés sur des champs nus, bien souvent sur les bassins versants des ruisseaux qui arrosent les plages.

Nos calculs, basés sur les seuls épandages de lisiers bruts (non traités) montrent que cette seule ferme usine émet dans l'environnement l'équivalent en E.Coli qu'une ville de plus de 29 000 personnes dont les habitants iraient se soulager dans les champs !

 

Il faut savoir que le secteur du Pays d'Iroise ne compte pas qu'une seule structure industrielle, ce sont plusieurs grosses structures qui se livrent une course effrénée à l'acquisition de terres d'épandage.

 

En effet, pour grandir toujours plus,  elles doivent justifier de surfaces supplémentaires…

 

Cela rappelle l'affaire de la station de traitement de Saint Dénec. (voir article précédent )

 

La communauté de commune avoue avoir été incapable de trouver des terres pour épandre l'« eau » pourtant traitée issue de la station de traitement collectif (Porspoder / Landunvez / Brélès, Lanildut)

Pourtant, quand on prend de la hauteur, c'est tout un secteur dédié à l'exploitation agricole qui se dévoile.

 

Les terres d'épandage sont clairement visibles le long du tracé rouge.

 

Qu'à cela ne tienne, les dirigeants de la CCPI ont préféré investir plus de 2 millions d'€ publics pour imaginer une canalisation de 4 km en direction du bourg de Lanildut.

 

Super idée ! Dites donc, les baigneurs de la plage du Crapaud vont apprécier…

 

Ces rejets venant de la station de traitement ne seraient-ils pas potentiellement chargés en virus?

 

Nul doute que cette forte incertitude va inquiéter tôt ou tard la population locale et les touristes de passage.

 

Mais comme les cochons ont apparemment plus de poids aux yeux de ceux qui décident que la santé des habitants de Lanildut, la décision a été prise de finir au plus vite le chantier de Saint Dénec ( les travaux ont repris avant même la fin du confinement !)

 

Ne serait-il pas temps de remettre l'église au milieu du village, de modifier le discours officiel redondant sur les eaux de baignade et de stopper ce chantier de canalisation ubuesque ?

 

Deux références sur le sujet Covid-19 et eaux de baignade: (cliquer sur les liens)

 

  • Article de France 3. Les scientifiques ne savent encore que peu de chose.. "Il y a très peu, voire aucun travail publié sur la persistance de ce virus dans l’eau de mer..."

 

  • Le HCSP (Haut conseil de la Santé Publique) recommande la plus grande vigilance concernant les eaux de baignade sujettes aux pollutions fécales. "  Il recommande de porter une attention particulière, pendant la phase de déconfinement, en augmentant la fréquence de surveillance de la qualité des eaux de baignade en matière de contamination fécale avec, si nécessaire, des mesures de fermeture anticipées pour les sites connus pour leur dégradation lors d’épisodes pluvieux. Il déconseille les baignades sur des sites ne faisant pas l’objet d’un contrôle sanitaire réglementaire. "  Tient donc... APPCL aurait donc eu une bonne idée en demandant et en obtenant le contrôle sanitaire des plages de Lanildut !
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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 21:20

Le scandale du chantier de rejet des eaux "traitées" issues de la station des eaux usées de Saint Dénec (Porspoder, Landunvez, Brélès, Lanildut) dans l'Ildut, au cœur du village de Lanildut a braqué le projecteur vers cette commune.

Appcl a tout de suite pensé aux eaux de baignade des plages.

En effet, la plage du crapaud est fort proche de l'anse Saint Gildas, site choisi pour déverser ces eaux souillées et fortement chargées en bactéries fécales.

 

A notre grande surprise, aucune des plages de la commune n'est considérée par l'ARS (agence régionale de santé) comme un "site de baignade".

Cela signifie qu'aucune veille sanitaire n'y est réalisée et par conséquent, aucun classement annuel n'y est décerné... baignez vous mais c'est à vos risques et périls !

 

Or, c'est la directive européenne 2006/7/CE qui régit les eaux de baignade.

Voici son article premier:

C'est donc très simple, dès lors qu'un nombre conséquent de personnes se baignent sur ces plages ( les textes français parlent de 10 / jour) et que la baignade n'y est pas interdite.... alors c'est un "site de baignade" et l'ARS doit y réaliser ses contrôles sanitaires.

 

APPCL a donc monté un dossier très simple dans lequel la loi est rappelée, des photos fournies par des lecteurs de ce blog et de la page facebook de l'asso ( merci à eux !) y sont produites ainsi que cette image très éclairante:

Ce dossier a donc été déposé à la mairie de Lanildut. 

Le Maire, R Melazza, a convoqué le président d'APPCL peu avant le confinement.

 

C'est avec un grand plaisir que nous pouvons vous annoncer sa décision:

 

La municipalité de Lanildut a déposé une demande de classement de ses plages (Pors an Eis Vinis et Crapaud) pour que l'ARS y effectue sa veille sanitaire.

 

Cette incongruité va donc cesser très bientôt. 

Merci au maire de bien avoir voulu relayer notre demande.

 

Il faut bien garder à l'esprit que le dossier du rejet d'eaux traitées venues de Saint Dénec s'appuie, entre autres mensonges, sur le fait qu'il n'y aurait pas de plage à Lanildut... tout est bon pour faire passer des vessies pour des lanternes.

On aura au moins gagné cela... mais continuons la lute, les travaux à 2 millions d'euros avancent, la canalisation s'approche dangereusement de l'aber.

 

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 08:16

Le 19 avril, au détour d'une journée banale de confinement... mon œil fût attiré par un article du Télégramme (merci à mon livreur au passage).

 

Tient donc, on a de drôles de priorités en pays d'Iroise !

 

En quoi la reprise des travaux de la fameuse canalisation d'eaux usées "traitées" qui devrait permettre de rejeter dans l'aber Ildut, au cœur du village de Lanildut ( à 20 m du commerce d'alimentation, à 50 m des restaurants, à 40 m du stade et des jeux d'enfants... à 10 m des premières habitations...) constitue une priorité telle qu'elle prime sur tous les autres travaux en souffrance sur le réseau ?

 

Il est vrai qu'une action en justice a été déposée pour arrêter ce chantier ( notre association va s'y joindre sous peu. Dès réouverture des tribunaux ).

 

Ce projet constitue une aberration tant écologique que sanitaire, alors comment justifier un tel chantier ? 

 

En produisant un dossier lamentable, plein d’incohérences, de mensonges, d'études bâclées etc...

 

Pour étayer nos gros doutes, le Télégramme encore, le lendemain  édite cet article qui fait froid dans le dos quand on pense à ce que peut représenter cette nouvelle:

 

Le virus du COVID-19 serait donc présent dans le réseau d'eau (non potable) parisien !!!!

 

C'est donc que ce virus peut voyager dans l'eau. 

 

Qu'est-ce donc que ce réseau d'eau non potable? Il est fort probable qu'il s'agisse d'eau impropre à la consommation, certes, mais qui est bien moins chargée en organismes divers que les eaux issues du traitement des eaux usées de Saint-Denec.

 

Bien que très contestable, le dossier d'étude nous indique que ces eaux qui seraient rejetées à Lanildut seraient effectivement épurées mais demeureraient toujours très chargées en bactéries E-Coli.

 

Qu'est-ce que c'est E_Coli ?

 

C'est l'ARS (agence régionale de santé) qui va répondre à cette question. Voici un extrait du site internet consacré aux eaux de baignade:

http://baignades.sante.gouv.fr/baignades/editorial/fr/controle/realisation_s.html#t5

 

Une chose est déjà étonnante, le dossier d'étude du rejet dans l'Ildut ne parle que d'E-Coli et oublie complètement ses copains entérocoques.

 

Ces deux bactéries ne sont pas les plus pathogènes, elle n'entraînent pas de gros troubles sanitaire, rassurez-vous... ou pas.

 

En fait, ce ne sont que des bactéries "témoins". 

 

Quand il y a présence de ces deux germes, il y a fort à parier que d'autres germes, potentiellement plus redoutables, soient présents dans l'eau. (germes qu'on ne recherche pas dans les analyses de routine)

 

En cette période de coronavirus, on n'aime pas beaucoup entendre parler de germes potentiellement pathogènes.

 

D'autant qu'à Paris, on en trouve dans l'eau ... 

 

Alors, quid des eaux usées de Saint Dénec quand on sera "déconfiné" et que le virus circulera ?

 

En creusant un peu le sujet, en tapant dans google " eau de baignade + virus" je suis tombé sur cet article du magazine de la santé consacré au sujet qui nous intéresse:

https://www.santemagazine.fr/actualites/mer-lac-riviere-les-risques-de-baignades-dans-une-eau-de-mauvaise-qualite-199811

 

Il peut donc bien y avoir des virus dans l'eau de baignade contaminée par des bactéries fécales.

 

Messieurs et mesdames de la CCPI, dans votre empressement à conclure ce chantier plus que douteux, n'êtes vous pas en train de nous préparer une bombe virale à retardement ?

 

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 16:32

En cette période difficile, le gouvernement a choisi de poursuivre la campagne électorale et les élections municipales auront bien lieu ce dimanche.

 

L'association APPCL tient à préciser qu'elle est apolitique et ne donne aucune consigne de vote nominative.

 

Toutefois, nous pouvons alerter nos lecteurs sur le fait que les élus municipaux vont désigner les élus communautaires.

Ceux qui siégeront à la communauté de commune  (Iroise communauté).

 

Renseignez-vous sur les listes et les futurs représentants qui auront entre leurs mains les leviers de l'intercommunalité.

 

C'est à Lanrivoaré, dans les locaux de la "COM COM", que tout se décide en terme de gestion de l'eau et du territoire.

 

La politique actuelle de gestion des eaux et des assainissements menée par Iroise Communauté est opaque, discutable et clairement verrouillée par des forces qui ont intérêt à ce que rien ne bouge... ou dans le mauvais sens...  

 

Réfléchissez-y avant de glisser le bulletin dans l'urne. 

 

L'association APPCL a rédigé un questionnaire que nous avons remis aux différentes listes qui se présentent dans notre secteur.  Par souci de temps et de logistique, nous nous sommes limités aux communes de Lanildut, Porpoder, Landunvez et aux candidats se représenants sur Ploudalmézeau et Lampaul Ploudalmézeau mais il aurait été intéressant de poursuivre la démarche sur l'ensemble des candidats et communes de la CCPI...

 

Pour la prochaine élection on fera mieux !

 

Les questions sont évidemment liées aux problématiques qui nous occupent à APPCL. (eaux / Urbanisme / Dunes)

 

Malgré de nombreuses relances, plusieurs listes n'ont pas rendu leurs copies à ce jour.

 

Il est temps, deux jours avant le vote (1 seul tour pour ces communes) de produire le questionnaire du seul candidat ayant joué le jeu. ( Le travail effectué se doit d'être publié ).

Si les autres listes nous rendent leur copie avant samedi, nous pourrons implémenter cet article.

Les listes destinataires sont:

 

Landunvez:

Liste COLIN: message en date du 9 mars :

" Bonsoir,

J’ai bien reçu votre questionnaire. Je vous ferai une réponse, mais vu la proximité de l’élection, je vous la ferai d’ici la fin mars. Je souhaite également en discuter avec le reste de notre équipe et lui soumettre mes réponses.
 
Peut-être qu’une rencontre serait d’ailleurs à envisager.
 
Bien cordialement"

 

Lanildut:

Liste BRIANT: 

Le candidat a téléphoné au Président d'APPCL la semaine précédent le vote pour proposer de répondre par oral.

La démarche étant basée sur la volonté d'obtenir des réponses écrites, nous avons demandé une version rédigée. Nous ne savons pas, à ce jour, si la copie arrivera à temps.... suspens.

 

Porspoder:

Liste MARZIN: Le candidat nous a reçu dans son bureau et nous avons pu discuter librement des sujets qui nous occupent et principalement des soucis liés à la gestion des eaux par la communauté de communes.

Le document a été remis en mains propres et numériquement le 24 février.

près plusieurs relances, nous attendons toujours la copie du candidat. (il nous a demandé du temps... le 9 mars) 

 

Liste ROBIN: Enfin ! un candidat a répondu en temps et en heure. Nous nous devons de publier ses réponses.

Cliquer sur le lien suivant:

Réponses Liste Robin

 

Merci à ceux qui ont participé à la rédaction des questions et surtout à ceux qui y ont répondu.

 

 

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 15:52

Mardi 3 mars, s’est tenue une réunion sur le sujet du rejet des eaux de la station de traitement de Saint Dénec dans un forum du l’algue à Lanildut plein à craquer.

 

Cette manifestation, organisée en catastrophe, fait suite à la conférence des associations du 14 février et aux nombreuses réactions de riverains sur ce sujet brûlant voire explosif.

 

M Talarmin, Président d’Iroise Communauté, s’est jeté en solo dans l’arène.

 

Reconnaissons lui ce « panache » ou cette méconnaissance du degré d’incompréhension des habitants de la commune et des associations environnementales du secteur.

 

Après avoir écouté religieusement l’exposé du Président Talarmin, les questions ont commencé à pleuvoir :

« Pourquoi choisir de rejeter ces eaux polluées au cœur de notre village ? »

 

« Votre dossier est truffé d’incohérences et de mensonges, il y est écrit que le rejet se ferait à plus de 300m des habitations...c’est faux, en dehors de la zone Natura2000...c’est faux, dans un rejet pluvial...c’est faux… ! »

 

« Et l’école ? Les commerces ? Le terrain de sport ? »

 

« Et nos plages, vous les oubliez, pourquoi ne sont elles pas surveillées par l’ARS ? »

 

etc.

 

Devant ce flot de questions, toutes plus percutantes les unes que les autres, le Président a choisi de se retourner vers les experts, ceux qui ont rédigé les dossiers contestés, vers l’ARS qui fera « je vous l'assure » des analyses poussées… (après réalisation des travaux!)

 

« Mais vous savez, on pourra revenir en arrière si nécessaire, si dysfonctionnement etc... »

 

« Alors pourquoi dépensez- vous plusieurs millions d’€ d'argent public pour faire ce chantier dont personne ne veut ? »

 

« C’est le Préfet qui nous met en demeure de faire quelque chose... »

 

« Pourquoi donc avoir choisi cette solution qui semble être la plus mauvaise alors qu’il existe des terres d’épandage tout autour de Saint Denec »

 

« Je doute fort que les agriculteurs acceptent d’épandre ces eaux sur leurs champs »

 

« Ils épandent bien du lisier ! »

 

« Mais l’eau qui arrivera à l’anse Saint Gildas sera de l’eau propre... »

 

« Alors pourquoi faire 4 km de canalisation pour éviter le ruissellement vers le ruisseau de Melon si l’eau est propre ? »

 

« Bientôt, M Talarmin, vous allez nous dire que vous allez la boire cette eau ! »

 

 

Une ambiance de révolte populaire à Lanildut, sur fond de déni de démocratie, d’opacité la plus totale dans les décisions les plus importantes et de forte demande de plus d’écologie dans les choix venant du siège de Lanrivoaré.

Les participants réclamant haut et fort l’arrêt complet des travaux en cours et la reprise d’études sérieuses pour répondre de façon cohérente aux demandes préfectorales.

 

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