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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 11:06

La nouvelle revue de la CCPI vient d'arriver dans nos boîtes aux lettres. Le contenu nous intéresse de près puisqu'un dossier sur l'eau occupe une bonne partie de la revue.

On pourrait s'attendre à un diagnostic peu flatteur de l'état des eaux de baignade, à des annonces percutantes destinées à "reconquérir" la qualité des eaux...  Mais non, On nous explique comment on fait des contrôles, comment les services de la CCPI comptent améliorer une situation qui n'est pas si mauvaise au fond...

Une seule image suffit à illustrer le fait que la situation est très mauvaise, la suivante:

Sur cette image captée sur le site internet de l'ARS (agence régionale de santé), sont répertoriés les classements annuels de nos plages.

Une plage en rouge est classée en état "insuffisant" et une plage en orange est en état "suffisant".

Un état suffisant est assimilable à médiocre puisqu'il s'agit du dernier étage avant l'insuffisant.

Rappelons qu'une plage classée 5 années consécutives en rouge est fermée définitivement par l'administration (jusqu'à obtention d'une autorisation de réouverture qui peut attendre plusieurs années).

La plage du Château à Landunvez va, cet été, être fermée à l'année par décision du Maire. (4 années en insuffisant, plus qu'un an dans ce classement et c'est la fermeture administrative).

C'était le cas de la plage de Tréompan cette année...

Alors non, on ne peut pas dire que le pays d'Iroise soit un bon élève en matière de qualité des eaux de baignade.

 

Quelles sont donc les actions engagées par la CCPI?

En matière d'assainissement, peu de nouveautés si ce n'est un renforcement des incitations des particuliers à se mettre aux normes. Des mises en demeure vont être envoyées très bientôt. Les inspections vont se poursuivre, très bien.

Juste une question, quand aura-t-on une vision, ne serait-ce qu'à moyen terme (5 ans?) de l'avancée du réseau collectif?

Comment inciter un particulier à dépenser plusieurs milliers d'€ pour mettre aux normes son installation d'assainissement individuel quand le réseau collectif est presque à sa porte et qu'on risque de lui demander très bientôt de s'y raccorder?

Un peu de visibilité SVP ! c'est la moindre des choses à proposer aux administrés pour que les mesures en faveur de l'environnement soient acceptées de tous.

 

Breizh bocage: une belle opération et une belle réussite si on en croît les élus et les représentants de la CCPI. Nous avons financé la création de beaucoup de haies et de talus ces dernières années et les agriculteurs se sont emparés de ce dispositif.

Juste une question: On connaît le linéaire de haies et de talus créés mais avons nous une idée du linéaire de haies et talus détruits? Nous avons plutôt l'impression que les talus disparaissent comme neige au soleil dans certains secteurs...

 

Agriculture: des "diagnostics de sites d'exploitations" sont réalisés. Super! Mais il faudrait préciser que ces diagnostics ne se font que sur la base du volontariat. Si l'agriculteur ne veut pas être inspecté, il a tout à fait le droit de refuser. 

D'autre part, croyez-vous réellement que ce soient les sites d'exploitations qui polluent le plus?

Il faudrait comparer cela avec les champs d'épandages où des milliers de tonnes de lisiers sont déversées tous les ans.

Mais puisque l'on n'a pas non plus de droit de savoir qui épand son lisier sur tel ou tel champ, on risque fort de ne rien solutionner du tout!

Épandage... tient, voici un mot que l'on ne trouve pas dans le dossier...

 

Dans le pays d'Iroise, n'épand-on pas de lisier sur les bassins versants des ruisseaux qui se jettent sur les plages?

Bien sûr que si. On connaît même une exploitation industrielle hyper vertueuse qui traite 92% de ses lisiers... sauf que les 8% restants correspondent (en matière d'émission de bactéries fécales dans l'environnement) à plus de 29 000 équivalent-habitants.

Il est donc évident que le sujet des épandages est marginal... sans intérêt... hors de propos... à oublier d'urgence...

 

Voici la page concernant les eaux de baignade:

 

Et puisqu'on a pu nous reprocher de recycler des documents très parlants, en voici d'autres que l'on doit au docteur Jean-Michel Jedraszak lors de son intervention au forum "Se nourrir...à quels prix?".

 

Nous ne sommes pas contre tout type d'agriculture, les agriculteurs "traditionnels", ceux qui mènent leurs vaches au champ, ceux qui exploitent des entités à taille humaine peuvent se rapprocher du modèle suivant:

 

 

Par contre, les fermes usines, celles qui se veulent des exemples en matière d'hygiène et de productivité, elles peuvent plutôt ressembler au modèle suivant:

 

 

On voit bien la différence non?

 

Nous subissons ce dernier modèle dans notre secteur et on nous demande de faire des efforts chez nous, on demande au petit fermier d'écarter ses vaches du ruisseau etc...

Oui nous devons tous faire des efforts mais il ne faut plus croire que nous sommes tous aveugles, sous informés, nuls en chimie, en agronomie...

 

 

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23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 10:22

L'article suivant est paru dans le Télégramme du 23 décembre dernier.

L'APPCL siège au COPIL BV LPK, comité de pilotage destiné à reconquérir la qualité des eaux sur les bassins versants de Landunvez, Ploudalmézeau, Kouer ar Frout. (Le secteur allant de porspoder à la plage de Tréompan à Lampaul Ploudalmézeau)

L'article relate exactement ce que nous constatons et dénonçons lors des réunions du COPIL BV LPK. Encore faut-il être initié, savoir lire entre les lignes et avoir l'esprit un peu frondeur...

Cliquer sur l'article pour atteindre le site du Télégramme

Youpie! partons donc à la reconquête des eaux de baignade.

Comme cet article nous le laisse penser, la CCPI a retroussé ses manches et va enfin éradiquer ces vilaines bactéries qui portent un si mauvais coup à l'image de marque du Pays d'Iroise.

 

Depuis plus de 15 ans, la seule cause de Pollution que les autorités daignent à vouloir traiter est résumée en fin d'article: "Assainissement non collectif. Là est le point noir. Beaucoup d'installations sont non conformes... des mises en demeure sont lancées".

Il est bien sûr fondamental de traiter cette cause de pollution. Tout citoyen se doit de disposer d'un dispositif d'assainissement qui fonctionne. 

Il ne faut toutefois pas confondre assainissement non conforme et assainissement qui pollue. Il suffit qu'une norme évolue pour qu'un dispositif devienne non conforme mais il ne devient pas pour autant polluant si l'entretient est régulier et si bien-sûr la non conformité ne dure pas depuis plus de 30 ans!

 

15 ans de diagnostics divers et d'actions de terrain en ne traitant que l'aspect assainissements individuels n'ont, de façon évidente, apporté aucune amélioration au niveau de la qualité des eaux.

Nos plages sont de plus en plus polluées par ces bactéries fécales (E.Coli et entérocoques).

 

Il fallait se renouveler et cet article nous apprend donc qu'on a enfin trouvé La solution miracle!

 

Des abreuvoirs automatiques gratuits!

 

Ce sont donc les petits éleveurs de vaches qui sont les coupables. Shame on you! ce sont donc vos vaches qui font des bouses dans le ruisseau.

La communauté ( c'est à dire les habitants du Pays d'Iroise)  va donc vous offrir des pompes à eau. Comme cela, vos vaches vont pouvoir boire et lâcher leurs bouses dans le champ plutôt que dans le ruisseau. 

Très bien, pourquoi pas, payons des pompes à museau... et après, vous pensez qu'écarter quelques vaches du ruisseau est La solution miracle?

 

Voici une illustration réalisée par Ifremer. (institut reconnu dans le monde entier)

Prenons les 3 ruisseaux qui se jettent sur les plages de Landunvez: (Foul, rivière de Kersaint et rivière du Château).

On peut déjà éliminer les rejets d'industries agroalimentaires, les rejets de stations d'épuration (aucun rejet dans ces ruisseaux), les activités nautiques (très peu de bateaux de plaisance au mouillage devant les plages.)

Il nous reste les rejets individuels, les écoulements diffus (nos bouses de vaches dans le ruisseau), la mauvaise séparation des réseaux (les services de la CCPI passent vérifier cela)  et c'est tout ?   Non bien sûr !!!!

 

Les épandages de lisier sur les champs situés sur les bassins versants sont aussi une cause de pollution. 

En parle-t-on dans l'article du Télégramme ? non, pas une seule fois le mot épandage n'est employé.

En parle-t-on dans le comité de pilotage COPIL BV LPK? non plus !

C'est comme si on jouait au jeu Tabou.

On va solutionner le problème de pollution bactérienne des plages sans jamais employer les mots  "cochon", "épandage", "lisier" et "porcherie".

 

Pourtant, plusieurs exploitants épandent leur lisier sur les champs situés sur les bassins versants des 3 rivières qui nous intéressent. (zut, j'ai perdu, j'ai employé le mot lisier)

 

On a même une ferme usine bien connue qui épand, selon les chiffres qu'elle a déclarés, 8% de son lisier brut (non traité) sur les bassins versants en question.

Rappel : 8% de 12 090 animaux équivalents cela fait 968 Animaux-équivalents.

Un porc rejette dans l'environnement 30 fois plus de bactéries E.Coli qu'un homme.

(Cliquer sur ce lien suivant pour en avoir la preuve.)

30 x 968 = 29 040.   

Une seule ferme épand donc l'équivalent en bactéries des déjections d'une ville de 29 040 habitants sur les champs des bassins versant des plages.

 

Comme l'APPCL l'a affirmé lors de la précédente réunion du COPIL BV LPK, ce chiffre montre bien que les épandages de lisier sur les bassins versants du secteur sont une cause importante de pollution. Pourquoi donc ce sujet n'est pas une priorité voire La priorité?

 

Voici un extrait du compte rendu officiel du COPIl BV LPK du 27 novembre dernier:

"M. GOUEREC rappelle que le Pays d’Iroise Communauté n’a pas vocation à contrôler les exploitations agricoles et leurs pratiques. De plus, l’engagement par les agriculteurs dans les actions proposées ne peut être que volontaire."

 

Alors résumons:

  • On a continuer à visiter les particuliers. Des "mises en demeure" vont être envoyées et on va obliger les particulier à investir sans leur apporter la moindre visibilité à moyen terme sur l'avancement du réseau d'assainissement collectif.
  • La communauté va financer des pompes pour éloigner les vaches des ruisseaux. 

 

Mais il est hors de question d'imposer quoi que ce soit aux gros agriculteurs du secteur.

On ne va tout de même pas leur demander de déclarer où ils épandent, c'est illégal ! On ne va donc pas pouvoir réaliser la carte des champs d'épandages que l'APPCL demande en COPIL. 

Si on ne sait pas qui épand où, on ne pourra jamais savoir d'où vient la pollution.

Si on ne sait pas d'où vient la pollution, on ne pourra jamais solutionner le problème de pollution bactérienne des plages. 

 

Les millions dépensés ne sont évidemment  pas inutiles mais tant qu'à dépenser autant d'agent, autant s'assurer que le problème va être résolu... ce qui ne sera assurément pas le cas si on continue à jouer au jeu Tabou....

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 09:30

L'article paru sur ce blog la semaine passée a suscité des commentaires d'un internaute bien au fait sur le sujet des fermes usines.

Toutes les données et chiffres avancés dans cet article sont vérifiables. Nous avions cité nos sources et mis un lien pour les consulter.

Apparemment, des précisions s'imposent. Voici donc 3 captures d'écran du rapport signé IFREMER  (institut français de recherche pour l'exploitation de la mer)

 Cliquer sur l'image pour ouvrir ce rapport

Les plages du pays d'Iroise souffrent d'une pollution aux bactéries fécales. L'ARS réalise des analyses régulières durant la saison touristique et dénombre ces bactéries fécales présentes dans l'eau des zones de baignade (E.Coli et Entérocoques).

Il faut donc, pour améliorer la situation, étudier de façon exhaustive les sources de pollution bactérienne. Le schéma ci-dessus permettra de les citer sans toutefois établir de causes prépondérantes.

APPCL se veut être la plus honnête possible et n'éluder aucune cause de pollution.

 

Nous demandons que les assainissements défectueux soient mis aux normes.

 

Nous demandons que le réseau d'assainissement collectif (SPAC) s'étende en priorité dans les zones souffrant de pollution bactérienne. (Mazou, Penfoul, Tréompan...)

 

Nous demandons que les stations de traitement des eaux usées soient exemplaires et que les rejets d'effluents traités ne soient pas faits directement en rivière (l'Ildut en l'occurrence.)

 

Nous sommes d'accord pour que des pompes d'abreuvement soient fournies aux éleveurs pour éloigner les bovins des cours d'eau.

 

Mais si on traite ces 3 sources de pollution, il ne faut pas éluder toute la partie gauche du schéma ci-dessus, à savoir les épandages massifs de lisiers (lisiers bruts et reliquat traité en station de traitement)

 

Pour se faire une idée plus précise des rejets de bactéries fécales dans l'environnement, IFREMER établit le tableau ci-dessous:

Pour résumer cela on peut dire qu'un seul homme produit tous les jours 2,14 x 109 bactéries E.Coli alors qu'un porc en produit 30 fois plus (soit 30 x 2,14 x 109 bactéries E.Coli par jour)

APPCL ne sort pas ce chiffre de sa poche mais cite IFREMER qui est la références en la matière. 

Nul doute que Wikipedia puisse être une source intéressante mais nous préférons la rigueur scientifique à la prose collaborative des internautes.

IFREMER utilise comme référence en matière de rejet de bactéries fécales dans l'environnement l'unité Eq.hab/j (soit l'équivalent habitants par jour.)

Nous sommes donc tout à fait en droit d'utiliser cette référence, nous trouvons d'ailleurs qu'elle est fort pertinente pour illustrer nos propos.

Si un élevage épand l'équivalent en lisier brut de 100 Equivalent-Animaux (Porc), il rejette donc sur ses champs 100 x 30 = 3000 Equivalent-habitants par jour.

Si cet élevage épand l'équivalent le lisier brut de 968 E.A, nous vous laissons sortir votre calculatrice...   (Réponse: 29 040)

 

Concernant la commune de Lanrivoaré, effectivement, elle se situe en partie sur le bassin versant de la rivière qui se jette à Gwisselier, mais les "rejets directs d'effluents traités " se font dans l'Ildut. Seuls les assainissements individuels défectueux peuvent impacter la rivière qui se jette à Gwisselier (Landunvez).

Il faut bien sûr traiter sérieusement ce problème d'assainissements individuels défectueux mais ne mélangeons pas tout.

 

Il faut aussi, comme le fait remarquer l'internaute mécontent, ne pas oublier que le bassin versant de cette rivière est bordé par des champs exploités par de nombreuses exploitations. Loin de nous l'idée de n'incriminer  qu'une seule exploitation. Toutefois, les seuls chiffres dont on dispose sont ceux des exploitations qui grandissent, les ICPE qui enflent et qui sont obligées, pour grandir, de rendre publics les chiffres que l'on peut commenter. 

Et en se penchant sur les chiffres d'une seule exploitation, on peut comparer avec le nombre d’habitants d'une commune, d'un bassin versant ou même de toute la CCPI.

Le seul lisier brut épandu par l'exploitation en question sur les terres de Landunvez, sur les bassins versants du Foul, de la rivière du Château et de la rivière de Kersaint (Gwisselier), représente l'équivalent d'une population humaine de 29 040 habitants qui se soulageraient sur les mêmes champs de la commune. C'est une affaire de proportions, de bon sens, d'objectivité...

 

 

 

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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 18:43

Ce matin, un article très intéressant sur l'assainissement de la commune de Lanrivoaré a attiré l'attention du lecteur avisé.

Outre le fait que la réflexion sur l'urbanisme des communes proches de la mer est primordiale, que le fait de peupler toujours davantage des secteurs sans prévoir les dispositifs permettant de traiter les déchets inhérents soit un sujet qui nous tient à coeur à l'APPCL... C'est surtout la conclusion qui fait bondir!

Donc, à la lecture de cet article, le simple fait de bricoler une solution pour délester la station de traitement de la commune de Lanrivoaré devrait solutionner le problème de qualité des eaux de baignade... (de la plage de Gwisselier à Kersaint en Landunvez).

Non mais quand arrêtera-t-on ce disque rayé depuis si longtemps?

Oui, il existe une pollution dues aux assainissement individuels défectueux. Oui, il y a des soucis avec les stations de traitement des eaux usées. 

Loin de nous l'idée de les nier. 

Mais tout de même, régler le problème de pollution bactérienne en ne traitant que cet unique angle dénote soit d'un manque total de connaissance du territoire, soit d'une volonté de dédouaner certaines responsabilités gênantes. 

 

Et les épandages de lisier alors? Ils existent ou pas?

 

Le simple exemple de la porcherie industrielle Avel Vor de Landunvez est criant.

 

Et oui, à toujours vouloir grandir, on se doit de fournir des chiffres sur son exploitation. Nous vous proposons d'analyser la phrase suivante, issue du mémoire produit par l'avocat de la SARL Avel Vor: "Après projet, 92 % du lisier produit par l'élevage fera l'objet d'un traitement "

 

Donc, 8% du lisier de la fameuse exploitation est épandu sans le moindre traitement. C'est comme si le lisier brut de 8% du cheptel de cette ferme usine était déversé sur les bassins versants du Foul, de la rivière du Château et de la rivière de Kersaint (Gwisselier).

8% de 12090 animaux équivalents font 968 Animaux-Équivalents.

 

Cela fait déjà un chiffre effrayant mais attendez la suite!

Les scientifiques admettent qu'en matière de rejets dans l'environnement de bactéries fécales E.Coli, 1 porc = 30 équivalent-habitants.

Ce chiffre est vérifiable (étude Kersaudy 2001, nous disposons de plusieurs rapports signés Ifremer utilisant ce chiffre... comme celui-ci, page 15 )

 

968 x 30 = 29 040 équivalent-habitants.

 

C'est comme si une ville de 29 040 habitants épandait l'intégralité  des contenus des assainissements individuels et collectif sur les champs situés sur les bassins versants des rivières du secteur.

 

Ci-dessous, les terres d'épandage de la ferme usine. 

Il va vraiment falloir changer de logiciel !!!

On ne soigne pas un bras cassé avec un pansement.

 

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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 20:26

 

 

L'Assemblée Générale annuelle de l'APPCL aura lieu le

 

samedi 27 octobre 2018

 

Salle Pen ar Vur à Porspoder

 

à 10h30. 

 

Eaux de baignade :

  • Bilan de l'été 2018 sur la côte.

  • Le comité de Pilotage Landunvez / Ploudalmézeau / Kouer ar Frout

Urbanisme :

  • Le SCOT, les PLU.

     

Le SPANC : (service public d'assainissement non collectif)

  • Lien entre assainissement et politique d'urbanisme.

Affaires juridiques :

  • Le point sur l'affaire Avel Vor (nouvelle lagune, lisioduc, Tribunal ?…)

Actualités :

  • Projet d'éoliennes à Porspoder :

          Présentation neutre, sans parti pris. (données techniques, Chiffres du site RTE , effet              stroboscopique ? Aspect paysager (montages photo), nuisances sonores ?)

           Qu'en pensent les adhérents ?

 

Constitution d'un nouveau bureau :

  • Le décès de notre Vice Président, Michel Bougeard nous a tous surpris et attristés.

    Nous devons réorganiser notre bureau en conséquence.

    Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 18:51

Il semble maintenant acquis que les plages polluées par les bactéries fécales le sont du fait des cours d'eau s'y jetant.

Voici donc une carte réalisée par APPCL qui permet de bien repérer ces fameux cours d'eau pollués.

Lors de nos rencontres avec les Maires successifs de Landunvez, nous entendons inéluctablement que le ruisseau prend sa source sur la commune de Plourin et que l'eau est déjà polluée à l'entrée de la commune. Certes, le Foul est une rivière qui s'écoule sur quelques kilomètres.

La rivière de Kersaint  ressemble beaucoup au Foul et effectivement, sa source n'est pas sur la commune de Landunvez. 

Il va donc falloir s'accorder pour trouver la solution au niveau de la communauté de commune. Cela tombe bien puisque la responsabilité de la qualité des eaux de baignades a été transférée à la CCPI...

Par contre... Le ruisseau se jetant sur la plage du Chateau à Landunvez est tout petit, il prend sa source près de Queleret non loin de Trémazan. Est-il si difficile d'éviter cette pollution chronique qui dure depuis plus de 10 ans et qui risque fort de condamner la plage à une fermeture administrative?

Encore plus énorme, la plage de Tréompan est fermée, interdite à la baignade à l'année par décision du Maire de Ploudalmézeau. (fermeture préventive suite à 4 années insuffisantes)

Une commune comme Ploudalmézeau n'est elle pas capable d'éviter que les eaux de l'une de ses plus belles plages soient polluées 4 années consécutives?

Surtout que les deux ruisseaux qui s'y jettent sont ridiculement petits.

Amusez vous avec le site internet géoportail, c'est édifiant. On comprend rapidement ce qui arrive à ces ruisseaux mais chut il y a des sujets tabous, on préfère fermer les plages plutôt que de voir la vérité en face...

 

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 21:29

Cette semaine commence le brevet des collèges.

Et si on imaginait des questions du type brevet?

Q1.  En comparant les 2 cartes, déterminer si la pollution des plages du pays d'Iroise est d'origine humaine ou agricole.

Q2. Pensez-vous que l'Etat a intérêt à encourager les agrandissements de porcherie dans le pays d'Iroise? argumenter...

Q3. Que proposeriez-vous pour retrouver une qualité d'eau de baignade correcte sur les plages du pays d'Iroise?

 

 

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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 21:27

Samedi 21 avril dernier, nous apprenions dans la presse régionale qu'une porcherie était à l'origine d'une pollution qui a décimé le Jet, rivière située non loin de Quimper.

 

Petite revues de presse en guise de préambule :

 

Les faits :

- Cette pollution est d'origine agricole, c'est "la rupture d'un bouchon d'une canalisation qui reliait la préfosse à la fosse à lisiers de cet élevage porcins de 200 animaux", expliquait ce samedi le maire d'Elliant René Le Baron qui s'était rendu sur place.

- La fuite du lisier dont le volume était estimé à une centaine de m3, a entraîné une mortalité très importante de poissons dans la Pisciculture du Jet installée en aval de l'exploitation agricole, au lieu-dit Moulin Elliant. 50 tonnes de poissons, des truites, ont été détruits ; ainsi que 300.000 alevins. (Le Télégramme 21 avril)

- « Le lisier a également anéanti le ruisseau et le Jet sur une distance de 12 kilomètres », ajoute Arnaud Clugery. (Ouest France 24 avril)

 

- Deux pollutions en six ans, c'est un « remake » nauséabond : en février 2012, lors d’une manœuvre, un tractopelle avait endommagé une canalisation contenant du lisier, sur l’exploitation porcine de Kergaouen, à Elliant.

[…] Samedi matin, c’est « la rupture d’un bouchon reliant la préfosse à la fosse à lisier » de cette même porcherie qui a provoqué un déversement de 100.000 litres de lisier dans le Jet.

(Le Télégramme 24 avril)

 

Le communiqué de la chambre agriculture : (télégramme 27 avril)

- « Face à ce type d’accident, la stigmatisation des éleveurs ne mène à rien alors qu’ils sont focalisés sur l’amélioration des solutions de prévention »

- Cet accident est « un aléa technique exceptionnel, comme il peut en survenir malheureusement dans tous les secteurs d’activités »

- «  Cet événement est d’autant plus regrettable que l’éleveur venait d’investir dans une installation totalement rénovée (mise en service en septembre 2017) afin de sécuriser au maximum la gestion des effluents »

- Une installation «  totalement aux normes »

 

Récapitulons et reconstituons le puzzle:

Nous avons affaire à une exploitation de 200 cochons. Totalement aux normes et totalement rénovée selon la chambre d'agriculture.

Il y a 6 ans déjà, un « aléa technique exceptionnel » avait décimé la rivière du Jet. L'exploitation Kerlaouen en était déjà à l'origine. La mauvaise manœuvre d'un tractopelle avait endommagé une canalisation contenant du lisier.

Le 21 avril dernier, nous apprenons que rebelote, un autre « aléa technique exceptionnel » a de nouveau anéanti toute vie aquatique sur le Jet. (50 tonnes de poisson, 300.000 alevins dans une pisciculture et tous les poissons de la rivière sur 12km)

Cette fois, point de tractopelle en cause, c'est la rupture d'un bouchon d'une canalisation qui reliait la préfosse à la fosse à lisiers.

Ne perdons pas de vue aussi que ce n'est hélas pas un cas isolé et sans parler des incidents qui sont passés sous silence.

Dans la pollution du Jet, il a fallu hélas que ce soit une pisciculture qui serve, en vain, d'alarme en perdant la quasi totalité de sa production. L'éleveur porcin n'a en effet actionné aucune alerte pour limiter les effets de cette pollution.

 

Si une exploitation de 200 cochons, au top de la modernité, complètement aux normes est capable de détruire à deux reprises la faune d'une rivière, que risque-t-on à Landunvez avec les 13.750 cochons de la porcherie industrielle Avel Vor ?

 

Si la canalisation d'une exploitation de 200 cochons qui se rompt laisse s’échapper 100.000 litres de lisier dans un ruisseau, que peut libérer une canalisation de l'usine Avel Vor ?

On n'est plus du tout sur les mêmes volumes, on peut donc imaginer que les débits sont bien plus importants. (60 tonnes de lisiers produits par jour ! 22.000 tonnes par an!)

 

Mais soyons rassurés, chez Avel Vor on sait conduire les tracteurs et les tractopelles et puis les bouchons des canalisations qui relient les préfosses aux fosses à lisiers sont sûrementgarantis anti rupture…

 

Les associations qui composent le collectif « Se nourrir...à quels prix ? » tiennent à apporter des informations à la population locale.

 

Où se situe l'usine Avel Vor?

L'usine Avel Vor se situe à 200m de l'école de Landunvez, tout près de la crèche, de la salle omnisports et de quartiers d'habitations.

Elle est aussi posée juste au dessus de la zone humide de Landunvez, entourée par plusieurs ruisseaux dont le Foul, la rivière qui se jette 1,5km en aval sur la plage de Penfoul.L'usine est constituée de deux entités distantes d'environ 1km (Kervizinnic, qui est l'exploitation principale « au top de la modernité » comme dirait la chambre d'agriculture et Kerincuff une exploitation en bien triste état plus au nord.)

 

Les travaux en cours de réalisation :

Les associations AEPI, APPCL et Eau et rivières se sont unies pour déposer un recours contre la décision du Préfet qui, en 2015, a autorisé l'extension de cette exploitation.

(autorisation infondée puisque le commissaire enquêteur avait rendu un avis défavorable et que l'autorité environnementale avait soulevé de nombreuses contre-indications.)

Bien que le procès n'ait pas encore eu lieu, l'exploitant a déjà réalisé tous les travaux d'agrandissement de son usine à cochons.

Les 13.750 porcs sont sur place et leurs déjections remplissent les cuves à lisiers sur le site de Kervizinnic.

 

Imaginons « la rupture d'un bouchon  qui relie une des préfosses à l'une de ces fosses à lisiers »…

 

Imaginons qu'un tractopelle ou qu'un tracteur heurte malencontreusement une canalisation ?

 

Une canalisation, mais quelle canalisation?

 

 

Se sentant sûrement à l'étroit sur ce terre-plein, entouré de cours d'eau  et de zones humides, si près du bourg, l'exploitant a entrepris de construire ce que nous appellerons un « lisioduc » ! Une canalisation aérienne qui va relier Kervizinnic à Kérincuff.

 

Pourquoi déplacer ces effluents ?

 

Parce qu’il est en train de construire une seconde lagune à Kérincuff, une véritable piscine olympique, en bordure de route communale.

Ce lisioduc va donc partir de Kervizinnic, traverser la zone humide de Landunvez, enjamber le Foul et couper à travers champs pour rejoindre la nouvelle lagune de Kerincuff.

 

 

Quand on construit plus d'1 km de canalisations, ne multiplie-t-on pas d'autant les risques d'accidents industriels, d'« aléas techniques exceptionnels » ?

Même si l'exploitant se vente partout que son usine est aux normes et très moderne, que risqueraient les enfants qui se baignent à même de ruisseau sur la plage de Penfoul si l'impensable se produisait ?

Et la faune de cette rivière ? Faut-il la considérer comme négligeable, sans intérêt face à tous les bienfaits qu'apporte cette méga structure à la commune ? (odeurs, circulation de camions, de tracteurs, épandages sur le bassin versant du Foul… et seulement 8 emplois)

Mais pourquoi donc nos dirigeants autorisent-ils ces bombes à retardement dans des milieux si sensibles ?

Face à ces risques potentiels que plus personne ne peut feindre d'ignorer, la transparence ne doit plus seulement être une posture.

Face à des établissements qui s'apparentent à des usines, doivent s'appliquer les mêmes règles que dans le monde industriel; les contrôles devant notamment être exercés par des organismes indépendants tels que l'APAVE, VERITAS ou SOCOTEC et non pas des officines trop liées au milieu quelles sont sensés contrôler.

Eu égard aux subventions publiques touchées par ces élevages industriels, leur responsabilité sociétale est à ce prix

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 14:22

Le forum "Se nourrir,... à quels prix?" s'est tenu à Brest le 27 janvier dernier à la faculté Ségalen de Brest.

L'APPCL a pris part à la rédaction du document reprenant la quasi intégralité de ce qui a été dit lors de cet événement.

Ce document va être remis en mains propres aux députés, et à d'autres politiques qui se sont montrés intéressés par la démarche.

Ce forum était ouvert au public, nous vous proposons donc de pouvoir lire ce document d'une centaine de pages (illustrées)

Des économistes, des chercheurs, des agriculteurs, des associatifs, un médecin, des agronomes...des acteurs de l'agroalimentaire apportent leur pierre à l'édifice. Non, subir l'agriculture industrielle n'est pas une fatalité. Il va falloir changer de modèle et vite!

Lien vers le document complet :  cliquer ici

Bonne lecture.

 

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 09:45

On sent bien que les communicants de la FNSEA (ou des JA) ont bien planché. 

Le maître mot à faire passer dans l'opinion publique c'est "achetez français parce que c'est de la qualité".

Nous sommes désolés, ce n'est pas parce qu'une viande est produite en France qu'elle est de bonne qualité! Il en faut plus, tout ce qu'indiquent les logos "viande française" ou "produit en Bretagne" c'est que la viande a été produite ici. Aucune garantie de qualité.

Voici l'article paru ce dimanche 11 mars 2018 dans le Télégramme:

En tant que père de famille, je veux que mes enfants mangent une nourriture saine et que la production de la viande ne nuise pas à mon environnement.

Jamais ce logo brandi par ce groupe d'agriculteurs ne me garantit que mes enfants vont bien manger à la cantine! il permet simplement de rémunérer l'agriculteur français. 

On devrait plutôt militer pour voir du bio dans les cantines, même du bio d'ailleurs au départ puisque apparemment on ne produit pas assez de bio en France...

L'éleveur s'insurge contre des saucisses "bio" dont la viande ne vient pas de France et il ajoute qu'on ne produit pas assez de bio en France" !!!!

Mais pourquoi donc ne vous lancez vous pas? 

Nous avons entendu les témoignages d'agriculteurs lors du forum "Se nourrir à quels prix?" que nous avons co-organisé à Brest. Les agriculteurs qui passent en bio ne le regrettent jamais, ils retrouvent l'amour de leur beau métier, la fierté de leur production et surtout gagnent enfin leurs vies.

Le label "bio" garantit un cahier des charges strict. Ce cahier des charges est le même partout en Europe. On peut le dire: le bio allemand est de même que le bio français. Par contre, effectivement, il serait bien intéressant que la viande bio ne parcoure pas 2000 km pour atterrir  dans l'assiette des petits français.

Que choisir? une viande de qualité produite ailleurs ou une viande locale produite dans des élevages industriels (avec tous les désagréments environnementaux, sanitaires, qualitatifs qui en résultent)

La solution ne serait elle pas une viande locale de qualité labellisée bio? (puisque c'est le seul label qui garantisse un produit de qualité dont la production ait respecté l'environnement)

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