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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 15:13

Gros dossier dans le Télégramme cette semaine !

Les élus ont apparemment pris la mesure d'un problème récurrent depuis de nombreuses années. 

Les associations sont donc mises en avant, est-ce pour dire que ce sont des entités qui empêchent de polluer tranquillement ou plutôt pour louer le travail des bénévoles qui ont donné de leur temps depuis des années pour mettre sur  le tapis le problème des pollutions des cours d'eau côtiers.

(APPCL lutte depuis 2005 sur ce sujet!)

En tout cas, l'atteinte à l'image de marque de tout un secteur touristique est en jeu. Il faut vraiment agir rapidement. Nos élus craignent que des plages soient fermées ou déclassées dans les années à venir. C'est effectivement ce qui risque d'arriver puisque le stratagème des fermetures préventives va finir par être bien connu de tous et cette façon de faire va être de plus en plus dénoncée. Le vrai bilan sanitaire des eaux risque alors d'être révélé... 

M Talarmin indique clairement que c'est sur injonction du Préfet que cette démarche a débuté. 

Petit rappel tout de même... C'est le Préfet précédent qui a signé à tour de bras des autorisations d'agrandissements pour les fermes usines du secteur. Dont celle de Landunvez située à seulement 1,5km de la plage de Penfoul (voir la photo ci-dessus). Cette usine produit actuellement 26 600 porcs charcutiers par an et en parallèle 60 tonnes de lisier par jour !

Nous sommes heureux qu'enfin le discours change concernant les causes de la  pollution.

Avant, seul les assainissements individuels étaient incriminés. Et quel que soit l'élu du secteur rencontré, c'était la même réponse : " Nous allons contrôler les assainissements individuels"... Nous ne nions pas qu'il existe des assainissements défectueux voire inexistants mais tout de même, à y réfléchir, quand on épand plusieurs milliers de tonnes de lisier par an à même les champs situés sur les bassins versants des ruisseaux côtiers, on doit tout de même y être pour quelque chose dans la pollution bactérienne des plages en contre bas...

(L'analyse cofinancée par APPCL cet automne prouve bien la pollution animale de l'eau)

Nous lisons qu'une étude va être confiée à la chambre d'agriculture pour isoler les sources de contamination agricole (21 204€!). Une petite question, comme ça, en passant... pourquoi la chambre d'agriculture? Ne va-t'on pas inéluctablement se trouver dans la situation du juge qui est aussi partie?  Enfin bon, ne voyons pas le mal partout.

Dernier focus sur le dossier très complet du Télégramme. Le point sur les plages du territoire. Notons que ce bilan est le pire de tout la Bretagne. Ce bilan est calamiteux mais il pourrait être bien pire si les Maires ne se retranchaient pas derrière le stratagème des fermetures préventives.

Nous lisons qu'en cas de nécessité, ils doivent prendre un arrêté de fermeture". Effectivement, si il y a nécessité liée à une pollution constatée, il faut fermer les plages mais les fermetures ont lieu si souvent qu'on doit s'interroger sur le mot "nécessité".

En réalité, les fermetures préventives qui ont lieu si souvent (13 fermetures entre le 15 juillet et le 15 août à Penfoul par exemple)  ont un intérêt pour le Maire qui les proclame. En effet, les éventuelles analyses réalisées pendant cette fermeture sont caduques et ne sont pas retenues dans les bilans annuels. Chouette! il suffit donc de fermer la plage dès qu'une pluie est attendue et on est certain que la plage aura un bilan correct en fin de saison.  Malgré cela, la plage de Penfoul a tout de même été déclassée cette année et passe en qualité "suffisante" (ce qui n'est pas brillant)

Ce doit être de la faute de Labocéa qui n'a pas prévenu à l'avance qu'une averse de pluie risquait de se produire... (Les Maires ne sont ils pas capables de lire un bulletin météo?)

 

 

Quand on possède un tel potentiel touristique avec des plages si belles, une côte si pittoresque, on se doit de faire des efforts pour que nos futurs visiteurs ne repartent pas en disant que  "Bretagne = Cochons = Pollution".  (Phrase entendue dans la bouche d'un des économistes intervenus lors du forum "Se nourrir... à quel prix?)

 

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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 15:17

Notre association n'ayant pas été invitée à participer aux vœux du Maire de Landunvez, nous n'étions pas présents dans l'assemblée. Pourtant, apparemment le sujet majeur nous intéressait au plus haut point puisqu'il s'agit d'un de nos chevaux de bataille: Les eaux de baignades.

Nous n'en doutons pas, "la qualité des eaux de plages est une préoccupation constante" pour l'équipe municipale.  Par contre, "un Maire, tout seul, ne peut rien faire" est un aveu d'impuissance qui en dit long... Un Maire peut faire plein de choses mais effectivement, seul il aura moins de poids qu'en équipe avec tous ceux qui occupent les bassins versants des rivières.

Passons le chapitre habituel sur les assainissements individuels défectueux qui effectivement polluent. Mais ne se consacrer qu'à une seule cause de pollution en omettant volontairement les autres n'est pas très responsable.

APPCL, AEPI, AE2D et ERB, 4 associations environnementales ont financé une analyse du Foul sur Landunvez. Elle a révélé que les 3 facteurs de pollutions : Humains, bovins et porcins étaient présents.

Certes il faut absolument penser l'urbanisme pour éviter l'étalement urbain et construire sur des zones où l'assainissement collectif est arrivé. Il faut veiller à ce que les assainissements individuels soient en bon état. Mais n'en restons pas là.

Il y a un problème évident lié aux épandages ou du moins aux pertes de lisier vers les cours d'eau et il va falloir y remédier.

Est-ce en accordant des extensions aux fermes usines locales qu'on va solutionner le problème? ( malgré les avis négatifs du commissaire enquêteur et de l'autorité environnementale, le Préfet a autorisé l'extension de la SARL Avel Vor : 13750 cochons = 60 tonnes de lisier par jour !)

Nous pouvons admettre qu'on ne peut pas tout changer du jour au lendemain. La tâche est rude... mais comment peut on mentir ainsi devant une salle comble, devant la presse?

"Depuis 3 ans, une réelle baisse des pollutions sur l'ensemble des plages a été constatée"

Pardon!

Nous habitons bien dans le même secteur ? Nous avons vécu le même été 2017.

Du 15 juillet au 15 août, la plage de Penfoul a été fermée 13 jours !!! (42% du temps)

Et même en abusant des fermetures préventives, les plages de la commune arrivent encore a être fermées pour pollutions fécales.

Alors non, il n'y bien sûr pas d'amélioration, il y a même une dégradation puisque Penfoul vient d'ête rétrogradée (de "bonne qualité" à "qualité suffisante") par l'ARS. (Agence Régionale de Santé)

Capture d'écran du site de l'ars ( http://baignades.sante.gouv.fr/baignades/navigMap.do?idCarte=fra#a )

Une telle carte devrait nous inciter tous à retrousser nos manches et à œuvrer ensemble pour la reconquête de la qualité de nos eaux. 

Se cacher derrière la politique des fermetures de plages préventives et adopter la méthode Coué ne va surement pas solutionner le problème.

Il y a vraiment un gros souci à régler...

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28 décembre 2017 4 28 /12 /décembre /2017 14:53

Forum « Se nourrir...à quels prix ? », un vide à combler :

Les industriels, la grande distribution et le syndicat agricole majoritaire, acteur central d’un modèle agricole industriel dominateur, se sont accaparés les États Généraux de l'alimentation.

C'est un fait, les représentants des autres agricultures, les représentants des consommateurs et les défenseurs de l’environnement qui dénoncent les dérives de l'agro-business et qui font la promotion d’un modèle agricole à visage humain, n'ont pas pu s'y exprimer.

Le modèle agricole intensif qui domine aujourd’hui, a tenu toute sa place dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Mais il montre aujourd’hui ses limites et ses faiblesses :

  • Un concept économique tourné vers la production intensive de matière première et vers son exportation, peu transformateur, de faible valeur ajoutée, et qui, de ce fait, doit faire face à une concurrence internationale hors de portée

  • Un système tourné vers la quantité et l’ultra spécialisation au détriment de la qualité et de la diversité, avec des conséquences sur les qualités nutritives et sanitaires des aliments

  • Une transformation à marche forcée des paysages ruraux et un appauvrissement des terres de plus en plus dépendantes d’épandages massifs de pesticides et de lisiers

  • Une course à la concentration des terres agricoles entre les mains des plus puissants, agro-industriels et financiers

  • La destruction des petites et moyennes exploitations et de l’emploi agricole

  • D’importantes crises sanitaires (salmonellose, grippe aviaire,…)

  • Une menace pour la santé : contamination par les pesticides, antibiotiques,

  • Une menace pour l’environnement : pollutions des eaux de surface et souterraines, des rivages maritimes, des sols et de l’air : nitrates, phosphates, bactéries fécales, ammoniac, gaz à effet de serre,…

  • Un système peu soucieux des attentes des consommateurs et des citoyens, souvent au coeur de tensions dans les territoires

  • Un système dépendant des subventions et de la prise en charge des pollutions par le contribuable, dans le cadre de politiques publiques opaques et non évaluées

  • Un système qui rend l’agriculteur totalement dépendant des industries amont et aval, de l’agrochimie et de la grande distribution, qui l’appauvrit, qui dégrade fortement sa qualité de vie et sa santé, qui lui retire la maitrise de son activité et qui conduit les plus vulnérables au désespoir

  • Des filières en difficulté avec une industrie agro-alimentaire qui, enferrée dans la même stratégie, doit se réorienter

 

Une grande partie du monde agricole, confrontée à ces difficultés, s’interroge fortement sur son devenir et sur les choix qui doivent être faits.

De nombreuses expériences alternatives sont menées avec succès, l’agriculture bio, s’appuyant sur la demande des consommateurs, connait une forte croissance.

Il est essentiel que, tous ensemble, agriculteurs, consommateurs, citoyens, industriels, distributeurs, politiques,… nous réfléchissions à une réorientation de notre projet agricole et alimentaire, ceci de façon à assurer un avenir enviable pour tous.

 

Puisque les EGalim ont été amputés d'une bonne partie du débat autour de l'agriculture et de l’alimentation, nous proposons de combler ce vide.

 

Le Forum « Se nourrir… à quels prix ? » va donner la parole à des experts reconnus dans leurs domaines respectifs : des économistes, des scientifiques, des médecins, des agronomes,... des paysans qui croient en une autre agriculture et qui sont fiers de nous présenter leurs pratiques.)

 

* Ce nous correspond aux associations organisatrices, réunies dans le collectif « Landunvez... »

Site internet de l'événement:

http://www.eau-et-rivieres.org/forum-se-nourrir-a-quels-prix

page Facebook :

https://www.facebook.com/senourriraquelsprix/

L'APPCL est une des associations coorganisatrices. Nous soutenons à fond l'événement et le collectif "Landunvez..."

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 22:25

AG annuelle de l'APPCL

le mercredi 27 décembre à 10h30

Pen ar Vur à Porspoder

Rapport moral du Président (Yves Le Berre)

L’Association Protection et Promotion de la Côte des Légendes (APPCL) a 27 ans d’existence. Elle a œuvré de façon continue pour la préservation du caractère sauvage de la côte qui en constitue son meilleur atout économique. En effet, la  route côtière de la commune de Landunvez allant de Penfoul à Trémazan (hameau faisant face aux roches de Portsall où s’échoua l’Amoco Cadiz) et, tout particulièrement, le site de Saint Samson, illustrent nombre de brochures touristiques. De nombreuses cartes postales y sont consacrées ! Après de nombreuses années relativement calmes, nous verrons, plus avant dans notre rapport d’activités, que dans les domaines de l’urbanisme et de la défense de l’environnement, la vigilance ne doit jamais se relâcher…

Notre association exerce un contrôle citoyen

L’APPCL suit les décisions des collectivités et les actes de particuliers pouvant porter atteinte à l’environnement, particulièrement dans les zones sensibles. Sondomaine d’intervention peut concerner toute la Côte des Légendes, mais, en fait, notre association est surtout présente de l’aber Ildut à l’aber Benoît. Elle privilégie la concertation, voire la médiation mais, même si cela lui demande un lourd investissement, elle n’hésite pas, si besoin est, à saisir la justice administrative. A cet égard, il est toujours utile de faire quelques rappels, ne serait-ce que pour les consigner dans un P V d’Assemblée Générale.

14 décembre 1995 : le Tribunal Administratif de Rennes prononce l’annulation de la délibération  du conseil municipal de LANDUNVEZ qui voulait ouvrir à l’urbanisation (zonage 1NAT : implantation touristique lourde) trois zones de la route touristique à Penfoul, Saint Samson et Trémazan.

19 mars 1998 : après de nombreuses années de « lutte », le permis de construire le restaurant panoramique de Saint Samson est annulé  pour Erreur Manifeste d’Appréciation.

12 mai 2011 : annulation du PLU de LANDUNVEZ qui avait, le 16 juillet 2007, ouvert à l’urbanisation des parcelles à Trémazan, essentiellement.

 29 mars 2013 : annulation d’un permis de construire délivré le 31 janvier 2011 sur une des parcelles qui faisaient l’objet du recours précité.

L’APPCL tisse des liens avec les autres associations evironnementales

        En premier lieu, il convient de citer l’Association pour la Protection des Dunes de Porspoder (APDP), notre aînée, dont le regretté premier président, Pierre Lozivit, fut un des fondateur de notre association. Michel Bougeard a su prendre la relève, pour le plus grand bien de notre côte.

Plus récemment, nous nous sommes rapprochés de l’association Avenir et Environnement en pays d’Iroise

avec laquelle nous sommes associés dans la procédure contre l’extension, démesurée et attentatoire à l’environnement, de l’élevage porcin industriel de la SARL Avel Vor. Nous avons mené des actions avec d’autres associations régionales, comme Eau et Rivières de Bretagne et même nationales.

 

L’APPCL informe

Nous informons, prioritairement nos adhérents et n’hésitons pas à communiquer par voie de presse. Nous étoffons régulièrement, notre site internet, ce qui permet à notre association de se faire connaître et d’apporter des informations utiles aux consultants.

Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que notre association ne vit que des cotisations de ses adhérents et ne reçoit aucune subvention. Ceci lui procure, d’ailleurs, une plus grande liberté. Nous comptons sur vous pour renouveler votre adhésion, et convaincre d’autres personnes de nous rejoindre. Ceci serait le meilleur des encouragements pour notre équipe de bénévoles qui compte toujours dans ses rangs trois membres fondateurs.

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 10:56

Nous sommes une petite asso locale, nous ne sommes ni la chambre d'agriculture ni le ministère de l'agriculture, ni de grands économistes mais nous sommes tout de même capables de comprendre qu'on nous enfume!

Les cours du porcs ne cessent de s'effondrer...nous l'avions prévu déjà l'an passé... Pas la peine d'être économiste reconnu pour deviner que nous ne serons jamais compétitifs sur le marché du porc industriel bas de gamme. 

C'est un peu comme si un industriel français décidait de concurrencer la Chine en produisant des jouets en plastique bas de gamme... des souvenirs Paris à 2€... ou toute autre "chinoiserie" de basse qualité. Aucune banque ne le suivrait.

Et pourtant la FNSEA et son lobbying effréné entraîne toute la profession agricole dans le mur.

Dans l'article ci-dessous paru le 04/11/2017 dans le Télégramme le Président d'Inaporc fait le constat que tout va mal, que la concurrence étouffe le marché... mais sa réponse est hallucinante! 

Il faut industrialiser davantage...pour concurrencer la Chine, l'Espagne... la Russie. 

Mais vous n'avez aucune chance d'y arriver!!!!! la main d'oeuvre de ces pays est bien moins chère. 

Si vous voulez vous en sortir, produisez ce que les consommateurs locaux vous demandent: de la qualité.

Nous n'en pouvons plus que des industriels polluent le pays pour exporter à perte du porc bas de gamme. Et vous verrez, on va bientôt nous demander de payer la facture avec un grand plan d'aide à une profession en danger.... 

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 18:47

Dites donc monsieur le Sous-Préfet... Sauf votre respect, tant qu'à venir faire la promo de l'usine à viande de Landunvez, vous auriez pu rencontrer les associations opposantes.
Parce que si l'article relate réellement ce que vous ont dit le Maire et son acolyte c'est un tissu de mensonges plus gros que les gorets qui vous ont été présentés...

 

Contre vérité 1: Les assos locales n'y sont pour rien dans cette histoire de maison à Trémazan.

 

Contre vérité 2: L'extension de l'exploitation Avel vor est contestée par AEPI, certes, mais ce n'est pas la seule asso qui s'insurge contre cette aberration écologique, économique et humaine. APPCL et ERB (eau et rivières de Bretagne) sont associées dans l'action en justice.

 

Quant à toutes les autres assos liées par le collectif "Landunvez, non à l'usine à cochon", les voici: Bretagne Vivante, AE2D, CLCV, UFC Que choisir, etc...

 

 

Des précisions pour le lecteur non producteur de porc:

Ne parlons pas en nombre de truies, cela est fait pour minimiser la taille de l'usine! Parlons plutôt en EA (équivalent animaux) soit le nombre de bêtes effectivement sur place. 

Le Préfet a autorisé l'agrandissement et le passage à 13750 animaux équivalents! soit une production de 26600 porcs charcutiers par an! soit une production de 60 tonnes de lisier par jour! 

"Une lagune va être construite"... effectivement, il faut bien traiter 60 tonnes de lisier par jour. Elle est prévue à Kerincuff soit à 1,5km de l'usine. Pour la rejoindre, le lisier va être pompé et transporté grâce à un "lisioduc". Ce pipeline à lisier va traverser la zone humide du bourg de Landunvez et le Foul, la rivière où les enfants se baignent (sur la plage de Penfoul).

"Une exploitation qui crée de la richesse"...pour qui? 

Le cours du porc dégringole et ne risque pas de se relever de si tôt vu que la Russie et la Chine s'entendent pour fournir le marché chinois, cet eldorado que les tenant du productivisme agricole nous vendent depuis quelques années!

Et combien de petits producteurs vont mettre la clef sous la porte?.

Parce que si le nombre de porcs produit en France a tendance à stagner, et si ces usines grandissent et se multiplient, c'est qu'il y a des perdants quelque part...

Ce ne sont pas les fameux "anti-viande" qui sont à la base de la détresse des petits paysans, ce sont les gros qui imposent leur modèle destructeur.

Nous, à APPCL, on n'est ni des anti-viande, ni de dangereux activistes, nous sommes juste soucieux de laisser à nos enfants un pays présentable...

On vit dans un pays si beau pays, arrêtez de nous le dégrader!

 

 

 

 

 

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 17:53

L'Eté se termine, et avec lui, devraient s'en aller ses nombreuses incivilités ou invraisemblances relative à l'afflux croissant des passants ou chinchards comme l'on dit à Enez Eusa. Mais pas seulement, malheureusement.

Certaines sont faîtes par méconnaissance, d'autres par erreur et  le reste par Bêtise.  Toute par manque d'informations.

Quoi qu'il en soit, force est de constater la régularité dans ces problématiques de gestion des espaces. Eté comme hiver. Sur tout le territoire du Pays d'Iroise, même si certaines communes brillent par leur non-action, voir encouragement à l'outrage...

Les Plages? Fermées par "précaution" annoncent les autorités,par incapacité ou manque de volonté à gérer le problèmes rétorquerons nous.En effet,ce n'est pas nouveau mais cela s'aggrave d'années en années. Alors à part adapter les résultats officielles, on minimise les faits.

Les espaces naturels? Ecrasés sous la pression du quidam qui ne comprend pas pourquoi il devrait respecter les règles (et la Loi) quand d'autres se permettent de passer au-dessus. Que dire des stationnements sauvages en lieu et place des campings dédiés? Surtout pour des passages saisonnier qui s'accapare l'espace faute d'encadrement, d'équipements, d'informations.

Les Constructions? Entre celles "tolérées" comme les mobil-homes (plus très souvent mobile-CQFD) qui souhaitent pouvoir agrandir et augmenter leur confort alors bien qu'ils se trouvent dans des zones où initialement la sédentarisation est simplement prohibée. Et puis, ceux qui font abstraction de se mettre aux normes afin d'éviter des épisodes de pollution à répétition... Sans parler de celles clairement Hors-la-Loi.Ou encore des condamnations bien réelles. Merci aux décideurs. S'en oublier la disparition à terme des impôts locaux, principale source du Budget pour les communes sans vision.

Les Ressources? Cela fait bien longtemps que les sources d'eau potable ne le sont plus vraiment. Quant aux poissons, l'accroissement et l'étalement des plaisanciers (parfois plus de mouillage que d'habitants) accentuent leurs disparitions que l'on pensait inépuisable même après des razzias sur les frayères. Loisir pour certains, activités financières (...) pour d'autres et parfois ouvert à des inconscients dirait un sauveteur SNSM. Quant à l'Agriculture, anciennement Vivrière, elle ne nourrit désormais plus que quelques cochons....

Les Infrastructures? Inadaptés. Les routes? Identiques depuis 30ans malgré l'évolution des flux transitoires (CCPI-Brest?) et saisonniers. Le Réseau électrique? Délabré puisque remontant aux années 60. Seuls les poteaux des champs on tété supprimé alors que les zones habités sont toujours exposés aux coupures intempestives grâce aux éléments...  Internet? Devrait être aussi enterré avec les fils électriques et téléphoniques afin de garantir un service continu permettant de travailler à domicile. Sans des équipements viable, inutile de vouloir rajouter des constructions pour le plaisir des propriétaires fonciers....

Il est regrettable de constater que le manque de volonté, de vision des acteurs, tant politique qu'Economique  et de voir mourrir les villages et hameaux à petit feux en laissant la porte ouverte à ces nombreuses incivilités irrespectueuses d'une nature libre d'accès et généreuse. Trop de Libeté,tue la Liberté.

Quel avenir? La question se pose poru la majorité des villages et hameaux littoraux. Quel potentiel?

Agricole? Entre les productions intensives et les mono-cultures consommatrice d'eau et de produits phytosanitaires. A moins d'augmenter la taille ou à défaut, la qualité du produit (pour le consommateur), l'agriculture ne semble pas une solution pérenne pour développer une espace restreint comme notre bout du monde sans en subir les fortes contraintes inhérentes. Alors au lieu de ne choisir cette seule solution pour un bénéfice limité et restreint, compte tenu du nombre d'emplois directs sur zone. Elle devrait être complémentaire et apporter une qualité digne d'un terroir.

Touristique? Compte tenu des problématique de qualité des eaux (potable et de baignades), de la disparition des sentiers (GR34) en bord de mer sous la menace de la pression foncière qui encourage les résidences secondaires plutôt que les projets économiques. Ce qui par là même amplifie les problèmes déjà existants (surfréquentation, manque de ressources, traitement des déchets, infrastructures obsolètes,....). Et ce, malgré un environnement LARGEMENT plébiscité et mis en avant par cela même qui ne le préserve pas à sa juste valeur.

A terme, un réel risque de disparition de ces espaces, de ces ressources et pire, de l'identité et de spécificité des lieux, du patrimoine.

Malheureusement, la Nature ne peut se défendre seule, et notre histoire nous a souvent démontré que nous n'apprenions pas de nos erreurs. Et pourtant. Les comportements individuels, irrespectueux, se font de plus en plus courant car tolérés, voir encouragés par des décideurs qui leurs montrent la voie?

Alors, quel Avenir?

Stationnements SAUVAGE & Toléré... Quelle Limite?
Stationnements SAUVAGE & Toléré... Quelle Limite?
Stationnements SAUVAGE & Toléré... Quelle Limite?
Stationnements SAUVAGE & Toléré... Quelle Limite?

Stationnements SAUVAGE & Toléré... Quelle Limite?

Un besoin de camping?? Pourquoi?
Un besoin de camping?? Pourquoi?
Un besoin de camping?? Pourquoi?

Un besoin de camping?? Pourquoi?

Gestion des flux, saisonnier.

Gestion des flux, saisonnier.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 14:33

Nous nous devons d'être justes... effectivement l'été n'a pas été terrible au niveau pluviométrie et certaines plages des communes voisines de Landunvez ont elles aussi connu des fermetures pour pollution bactérienne.

Ci-dessus, le panneau visible sur la plage de Melon à porspoder. Il faut dire que cette plage est aussi une embouchure de rivière comme Penfoul et Gwisselier à Landunvez.

Mais arrêtons nous un peu sur ce panneau.

Ne voyez-vous pas une belle différence avec le panneau visible sur les plages de Landunvez?

Et oui, à Porspoder on a aussi des plages fermées mais on ne se cache pas derrière son petit doigt. Quand la baignade est interdite, on le fait savoir, simplement, en plaçant un pictogramme rouge avec le baigneur barré.

A Landunvez, M.le Maire se refuse à placer ce pictogramme lorsqu'il publie un arrêté d'interdiction de baignade. 

Juridiquement, il se doit d'informer les utilisateurs de la plage, ce qu'il fait en affichant l'arrêté de fermeture.

Mais qui s'arrête pour lire un tel document? franchement... zoomons et regardons cet arrêté:

Il faut attendre la sixième ligne rédigée dans le plus pur jargon administratif pour y voir apparaître: "

puis au milieu de l'article 1 ce fait est répété.

Maintenant sortons de l'hypocrisie et imaginons par exemple un couple d'allemands avec leurs deux enfants qui passent devant le panneau... Sont-ils vraiment informés?

Imaginons nous maintenant à leur place devant le même arrêté rédigé en allemand sur une plage de la Mer du Nord...

Prenons un autre exemple, 2 adolescents qui se pressent pour se jeter dans les vagues...le surf n'attend pas! prennent-ils le temps de s'arrêter lire un tel document?

Nous l'avons bien vu et entendu lors de notre journée d'information cet été sur la plage de Penfoul. Il n'y a qu'une très petite partie des gens fréquentant la plage ce jour là qui savaient que la baignade était interdite.

De deux choses l'une, soit il y a un risque à se baigner parmi les bactéries fécales et il faut informer correctement le public. Soit on se moque complètement de cette pollution, circulez, il n'y a rien à voir... 

 

Il est plus que temps de réagir.

 

En comptant les fermetures préventives et les fermetures pour pollution bactérienne, Penfoul a été fermé 46% du temps entre le 15 juillet et le 15 août!

Tous les Maires impactés par ces pollutions doivent mettre rapidement en place une campagne d'analyses spécifiques pour connaître l'origine de ces pollution. (analyses sur les marqueurs animaux)

Contrairement à ce que le Télégramme nous a fait dire dans l'article publié en août: oui,on peut savoir quel animal est à l'origine : vache, cochon...homme...!

Nous avons d'ailleurs financé, en partenariat avec AEPI et Eau et Rivières, une analyse du Foul.

Elle nous a coûté 361€. 

Nous attendons le résultat concernant le jour du prélèvement mais ce dernier n'est pas réellement le plus important. 

L'intérêt de la démarche est de montrer que si l'on veut savoir d'où vient la pollution, on le peut!

 

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 22:24

Nous avons participé à une opération d'information sur la plage de Penfoul ce dimanche 6 août.

Peu de monde, comme prévu, était au courant que la baignade est interdite à Penfoul depuis le 28 juillet. (Penfoul mais aussi Gwisselier et la plage du chateau)

9 jours d'interdiction de baignade à ce jour!!! Il était temps d'agir puisque le mot d'ordre est apparemment de passer sous silence la situation.

En effet, qui prend le temps de lire le document affiché à certaines entrées de la plage? Un arrêté municipal dans le plus pur style administratif, en police 10 où le mot interdiction de baignade n'apparaît qu'au bout de plusieurs lignes...

Sur la photo ci-dessus, nous apposons symboliquement un panneau "interdiction de baignade".

Nous pouvons le constater dans les articles du Télégramme ces derniers jours que dans la région brestoise, cette signalétique est présente. (au Moulin Blanc par exemple)

Voici une façon simple de faire passer l'info, mais apparemment il faut faire profil bas à Landunvez...

Nous étions aujourd'hui une vingtaine de personnes à sillonner la plage et nous avons distribué des flyers et nous avons informé les gens.

Ceci ne devrait-il pas être fait pas les autorités locale?

Sur cette photo, Penfoul aujourd'hui, une interdiction de baignade pour pollution bactérienne bien respectée...

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 22:25

L'eau de la plage de Penfoul à Landunvez est de bonne qualité parait-il...

3 fermetures pour pollution aux bactéries fécales et une fermeture préventive depuis le 29 juillet!

Il faut se réveiller les amis, il est temps de se rendre compte que les touristes viennent chez nous l'été pour profiter des plages, pas pour visiter les élevages intensifs!

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